SAINT NARCISSE
Narcisse, prêtre de la chrétienté de Jérusalem, était fort avancé en âge lorsqu’il fut choisi comme évêque de cette ville après la mort de Dolichien; il fut le troisième depuis les apôtres. Il présida en 195 un concile, ayant pour objet la fixation de la fête de Pâques. La sainteté de sa vie et la vénération qu’on lui portait ne purent le garantir des atteintes de la calomnie : trois scélérats l’accusèrent d un crime atroce avec les serments les plus horribles, et finirent par avouer leur mensonge. Bien que les fidèles n’y eussent ajouté aucune creance, Narcisse se servit de cette occasion pour aller vivre dans la solitude. Comme il fut impossible de découvrir où il s’était retiré, on lui donna
un successeur, qui mourut bientôt après ; deux autres furent élus, qui gouvernèrent peu de temps. En 207, Narcisse reparut et remonta sur son siège, aux prières de tout le peuple. Quand il mourut, vers 212, on croit, d’après une lettre d’Alexandre, qui le remplaça, qu’il avait cent seize ans.
Un autre Narcisse , originaire d’Espagne, alla prêcher la foi à Augsbourg et y convertit un grand nombre de païens, entre autres sainte Afre. Revenu dans son pays, il fut élu évêque de Girone et souffrit le martyre pendant la persécution de 307. Tous deux sont honorés le 29 octobre.