‹ La Vie des saintsChapitre 476 sur 536 · SAINT LÉONCE · texte numérisé non relu

SAINT LÉONCE

Sa famille, qui habitait Saintes, était l’une des plus illustres et des plus riches de l’Aquitaine. Il naquit vers 510, embrassa d’abord la carrière des armes et servit avec gloire pendant la guerre que Childebert et Clotaire firent aux Yisigoths. Il avait épousé Placidine, qui comptait parmi ses grands-parents l’empereur Avitus; mais quand le peuple l’eut choisi en 541, pour succéder, sur le siège de Bordeaux, à Léonce l’ancien, il ne considéra plus sa femme que comme une soeur ; de son côté, elle fit voeu de continence. Dans l’exercice des fonctions épiscopales, Léonce trouva un emploi de sa fortune considérable : il construisit un grand nombre d’églises, celles de Saint- Vincent à Agen, de Saint-Nazaire, de Saint-Denis et de la Sainte- Vierge, à Bordeaux, celle de Saint-Eutrope, à Saintes, sa patrie. Il ne put assister que par le moyen d’un député au cinquième concile d’Orléans, mais on le voit au second et au troisième concile de Paris, tenus en 551 et 557. Il convoqua lui-même un synode principal à Saintes, où fut déposé l’évêque Emère, dont l’ordination avait été faite sans la participation du métropolitain de Bordeaux ; le concile avait élu à sa place un prêtre nommé Héracle, mais le roi Caribert, auquel on le présenta, refusa de le reconnaître, le chassa, l’exila, et fit réintégrer Emère, qui n’avait pourtant d’autre titre qu’un décret du roi Clotaire.

Après avoir été évêque de Bordeaux pendant vingt-quatre ans environ, saint Léonce mourut vers 565.

15 novembre. — SAINT LÉOPOLD.

On associe la bienheureuse Placicline, sa femme, à la vénération dont il est l’objet.

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