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SAINT CONRAD

Fils d’Henri, comte d’Àltorf, il naquit vers l’an 900, et fut élevé, sous la direction de Noting, évêque de Constance, à la célèbre école de cette ville. Il s’y montra studieux et déjà très porté à la dévotion,

mettant aux pieds de Dieu la vanité si naturelle à l’enfance. Quand il eut été élevé au sacerdoce, on le nomma prévôt de la cathédrale, ce qui était la première dignité du chapitre. Noting étant mort en 934, il fut élu à sa place, d’une voix unanime. A peine entré en fonctions, Conrad se dépouilla de sa propre fortune, qu’il donna à son frère Rodolphe, ne demandant en échange qu’une terre située dans le voisinage de Constance, dont il fit don à la cathédrale et aux pauvres. Dans le même temps, il fit construire un hôpital et trois églises qu’il dota richement, Saint-Maurice, Saint-Paul et Saint-Jean. Il accomplit jusqu’à trois fois le pèlerinage de Jérusalem, si long alors et si pénible, et qu’entreprenaient souvent des femmes et même des enfants. Son existence était toute de piété et de pénitence ; il fuyait le commerce du monde, autant que cela lui était possible, afin d’éviter la perte du temps, conséquence d’une vie trop répandue ; il considérait l’esprit de recueillement comme une qualité indispensable à celui qui veut progresser dans la voie spirituelle. On admirait sa charité, son zèle pour l’instruction des fidèles ; des personnages distingués avouaient avoir beaucoup gagné à le fréquenter, et Ulric, évêque d’Augsbourg, venait souvent à Constance prendre conseil de sa sagesse.

Saint Conrad mourut en 97C. Sa vie avait été honorée du don des miracles; ce qui détermina le pape Calixte II à le canoniser, en 1123, au concile de Latran. Il est le patron de Constance et de la Souabe.

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