SAINT MAXIME
L’endroit où Maxime naquit, vers l’an 388, porte aujourd’hui le nom de Château-Redon, près de Digne. A l’âge de dix-huit ans, il se voua à Dieu, revêtit un cilice et se mit à étudier sans relâche les saintes Ecritures. Convaincu, après cette sorte de noviciat fait dans le monde, que sa vocation l’appelait à la vie religieuse, il alla demander
28 novembre. — SAINT JACQUES DE LA MARCHE.
l’hospitalité au monastère que saint Honorât venait de fonder àLerins. Sept ans plus tard, son supérieur, élu évêque d’Arles, le désigna comme son successeur au choix de ses religieux. Ce ne fut qu’en tremblant qu’il accepta ces fonctions, tant il les voyait au-dessus de ses forces ; prenant Honorât pour modèle, il s’appliqua à maintenir ses religieux dans la voie de perfection où il les avait trouvés. Sa réputa tion passa bientôt les murs du cloître, et plusieurs villes souhaitèrent de l’avoir pour évêque ; celle d’Antibes fut la première à le demander (430), mais il refusa avec terreur une dignité qui effraya toujours les vrais serviteurs de Dieu. Deux ans après, le diocèse de Fréjus, dont Lerins faisait partie, perdit son pasteur, saint Léonce, et il fut en vain sollicité d’occuper son siège.
Mais plus saint Maxime fuyait la dignité épiscopale, plus les peuples montraient d’empressement à la lui offrir. A la mort de l’évêque de Riez, on envoya vers lui des députés pour le supplier de venir prendre sa place ; prévenu de leur arrivée, il se jeta dans un bateau et s’enfuit vers les côtes d’Italie. Les députés se mirent à sa poursuite, le découvrirent dans une solitude, s’emparèrent de lui et l’amenèrent en triomphe à Riez. Il fut sacré par saint Hilaire, son métropolitain (434). Son épiscopat fut très fécond pour le diocèse, qu’il couvrit d’églises et administra avec un zèle infatigable; sa sainteté lui attira de nombreux disciples, dont le plus illustre fut saint Apollinaire, évêque de Valence. Il mourut le 27 novembre 460.