SAINT ANDRÉ
Le premier d’entre les apôtres , André, fils d’un pêcheur de Bethsaïda et frère de saint Pierre, fut d’abord disciple de Jean-Baptiste. En entendant le Précurseur s’écrier, à la vue de Jésus : (( Voici l’agneau de Dieu, » il le suivit jusqu’à son logis et passa avec lui le reste du jour. Ayant rencontré son frère , il dit : <( Nous avons trouvé le Messie, )) et il le conduisit au Sauveur. Les deux frères abandonnèrent leurs filets de pêche quelques mois plus tard, pour devenir, suivant la
30 novembre. — SAINT ANDRÉ.
promesse, pêcheurs d’hommes. Dès lors, ils s’attachèrent à Jésus pour ne s’en plus séparer tant qu’il fut sur la terre.
Après la descente du Saint-Esprit, André se mit à prêcher. D’après les écrivains du cinquième siècle, il aurait évangélisé quelques villes
Fig. 284, — Saint André et le duc de Bourgogne. D'après une miniature d’un ms. du XVe siècle.
de l’Asie Mineure, d’où il serait passé en Grèce. L’Épire et le Péloponèse auraient été principalement le théâtre de ses travaux apostoliques ; la ville de Patras, en Achaïe, en marqua le terme , soit du temps de Néron, soit sous Domitien. On trouve dans plusieurs hagiographes des détails sur le martyre d’André, suivant la relation attribuée à des clercs de l’Eglise d’ Achaïe. Après un long interrogatoire que lui fit
subir le proconsul Ægeas, il fut mis en croix, non avec des clous , mais avec des cordes, afin de prolonger ses souffrances. Les Écossais honoraient saint André comme un de leurs principaux patrons. Il était aussi le protecteur de l’ancien duché de Bourgogne , et ce fut en son honneur que le duc Philippe le Bon créa, en 1431, l’ordre de la Toison d’Or.
Un autre André, dont la mémoire est honorée le 4 juillet, fut évêque métropolitain de la Crète , après avoir exercé à Constantinople les fonctions de tuteur des orphelins. Il quitta son siège pour se retirer dans un des monastères de Jérusalem, où il mourut vers 720. On a de lui des commentaires sur l’Écriture sainte, des homélies et une longue hymne à la louange des saints, devenue fameuse dans l’Église grecque sous le nom de grand canon.
Fig. 285. — L’Église sortant du côté de Jésus-Clirist. Miniature d’une Bible de la fin du XIIIe siècle.
1er DÉCEMBRE.