‹ La Vie des saintsChapitre 530 sur 536 · SAINT THOMAS BECKET · texte numérisé non relu

SAINT THOMAS BECKET

frappé des bénédictions dont le ciel l’avait pourvu, annonça qu’il deviendrait un jour un grand serviteur de Dieu. En 482, il se retira près de l’évêque de Constance, son oncle paternel. Ayant entendu parler d’un prêtre nommé Marius que ses vertus rendaient célèbre, et qui vivait dans une solitude de la Valteline, il alla le trouver, se mit sous sa conduite, et fit de grands progrès dans la perfection. Comme on voulait lui conférer les ordres, Antoine, plein d’humilité, s’enfuit du côté du Milanais, et s’arrêta près du tombeau de saint Fidèle, sur une montagne déserte. Il y trouva deux ermites qui le reçurent volontiers, mais la mort les enleva successivement. Il demeura seul, uniquement occupé à la prière. Ne pouvant plus supporter les visites que sa réputation de sainteté lui attirait, il s’enfonça plus avant dans le désert, et passa plusieurs années caché dans une grotte. On le découvrit à la fin, et les fidèles d’accourir de toutes parts. Il jugea que le meilleur moyen de se dérober à une vénération qui l’offensait était de se retirer au fond d’un monastère, et il alla en 523 s’enfermer à Lerins.

C’est là qu’il mourut, ayant été pour ses frères un rare modèle de piété, vers 525.

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