SAINT ONÉSIME
Philémon, riche bourgeois de Colosses, en Phrygie, celui-là même dont saint Paul fut l’hôte et aussi le père spirituel, avait un esclave nommé Onésime. C’était un mauvais serviteur, négligent et paresseux ; il donnait contre lui maint sujet de plainte, et finit par s’enfuir, après avoir volé son maître. La vie errante qu’il mena ensuite lui fit rencontrer à Rome l’Apôtre des gentils (64) : il témoigna un si vif repentir de ses fautes, que Paul consentit à le baptiser et à l’admettre dans la communion chrétienne. Puis il le renvoya auprès de Philémon, avec une lettre que nous avons encore. « Je t’adresse, lui écrit-il, mes supplications pour mon fils Onésime ; fais-lui bon accueil comme à moimême. J’aurais souhaité de le retenir auprès de moi, afin qu’il me servît dans les liens où je suis à cause de l’Evangile ; mais je n’ai rien voulu faire sans ton consentement. S’il t’a causé du tort ou s’il te doit quelque chose, mets-le sur mon compte. )) Philémon agit selon le vœu de l’Apôtre : Onésime reçut son pardon, fut affranchi et renvoyé à Rome. Paul l’ordonna diacre, et le chargea de porter une seconde épître aux Colossiens. Ce qu’il devint par la suite, on l’ignore; les uns le font évêque de Bérée, en Macédoine, les autres le donnent pour successeur à Timothée au siège d’Ephèse. Il est certain toutefois qu’il souffrit le martyre dans la persécution de Domitien. Sa mémoire est honorée le 15 février.
17 février. — SAINT SILVIN.