SAINT AUBIN
ubin ou Albin, né en 468, appartenait à une famille anglo-saxonne qui était venue se fixer dans la basse Bretagne. De bonne heure, il embrassa la vie religieuse au monastère de Cincilly, voisin d’Angers, et placé sous la règle de Saint- Augustin, Modèle parfait d’obéissance et d’humilité, il n’y eut jamais d’autre but que de mortifier son corps à force de pénitence et de purifier son esprit aux charmes de la prière. D’une commune voix, on le choisit pour abbé en 504. Il se comporta dans cette charge avec tant de prudence, qu’unissant la fermeté à la douceur, il rétablit la discipline à un degré remarquable de perfection. La ville d’Angers, après la mort d’Adelphe, demanda Aubin pour évêque; il résista fortement à son élection, mais on ne tint nul compte de ses refus, et il fut obligé de se soumettre (529).
Les fatigues et les travaux de l’épiscopat ue lui firent rien relâcher des jeûnes et des austérités auxquelles ils se livrait auparavant. Respecté de tous, même des rois, et favorisé du don des miracles, il n’en était que plus humble et se regardait comme le serviteur de tous les affligés. En 538 il obtint du roi Childebert, auprès duquel il était en grand crédit, la réunion d’un concile à Orléans, et contribua surtout à faire prononcer la nullité des mariages entre parents et la dégradation des prêtres qui menaient une vie de scandale. Au retour d’un voyage à Arles où il s’était rendu pour conférer avec saint Césaire, il mourut le 1er mars 549. Aubin est le patron d’Angers ; beaucoup d’églises ont été bâties en son honneur et plusieurs localités en France sont appelées de son nom.