SAINT THOMAS D’AQUIN
DOCTEUR DE L’ÉGLISE
Les comtes d’Aquino tiraient leur origine d’un prince lombard ; ils étaient alliés aux rois de Sicile, de France, d’Aragon, et à plusieurs autres souverains de l’Europe. Thomas eut pour père Landolfe, seigneur d’Aquino, de Lorette et de Belcastro, et pour mère Théodore Caracciolo, qui descendait du fameux Tancrède de Hauteville ; il vint au monde en 1225, à Rocca-Secca, petite ville du royaume de Naples. A cinq ans, il fut confié aux soins des moines du Mont-Cassin, et envoyé, à dix, à l’université de Naples. L’innocence de ses mœurs, la sérénité de son visage, l’égalité de son caractère, sa modestie, sa douceur, la rapidité de ses progrès, tout annonçait en lui une âme prédestinée à quelque chose de grand. Déjà sa vocation religieuse s’était manifestée par les signes les moins équivoques ; l’éclat du nouvel ordre fondé par saint Dominique acheva de le décider : il s’y engagea comme novice. A cette nouvelle, ses frères, qui occupaient de hautes charges dans