‹ La vie des saintsChapitre 111 sur 151 · MÉDITATION SUR LA PENITENCE · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR LA PENITENCE

JÉSUS est mort pour vous; mais pour profiter de sa mort, il faut mourir avec lui par une mortification volontaire, et achever dans votre corps ce qui manque à ses souffrances. Tous les Saints l'ont pratiqué de la sorte; lisez leurs vies, on n'y parle que d'austérités et de croix. Que répondez-vous à cela ? Souvenez-vous que Jésus qui a tant souffert pour vous, attend aussi que vous enduriez quelque chose pour lui. Qu'avez-vous souffert jusqu'à présent pour honorer et pour imiter les souffrances de Jésus- Christ ? Celui qui a tant donné sait combien il doit demander en retour. S. Eucher.

IL Cestpour honorer la Passion de Jésus-Christ, que vous devez imiter ses souffrances. Si vous aimiez 1 1 sus-Christ, vous chercheriez à lui ressembler. Regardez-le sur la croix et comparez-vous avec lui. Voilà le miroir qui vous montrera vos défauts ; c'est le modèle dont chaque prédestiné doit être une copie fidèle. Le voilà ! De la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête, il n'y a pas une partie saine en lui. Il a souffert pendant toute sa vie, et vous passez vos jours dans les délices et les plaisirs. Pensez-vous arriver dans le ciel par un autre chemin que celui qu'il vous a tracé ?

III. Commencez par vous abstenir de quelques plaisirs licites, pour l'amour de Jésus crucifié ; pratiquez ensuite quelque mortification pour honorer ses souffrances ; ne vous laissez pas rebuter par les difficultés, elles ne sont pas si grandes que vous vous l'imaginez. La vue de Jésus en croix adoucira bientôt ce qui vous paraît pénible. Il faudrait mourir pour acquitter vos dettes envers Jésus ; mais il n'exige pas autant : votre amour lui suffit. Si nous 11e pouvons payer notre dette par la mort, payons-la par l'amour. Salvien.

Pratique: La méditation de la Passion. — Prière: Pour ceux qui vous persécutent.

Oraison.

ODIEU tout-puissant et éternel, qui par une admirable disposition de votre providence, choisissez ce qui est faible dans le monde pour confondre ce qui est fort, ayez pitié de notre faiblesse, faites, par la pieuse intercession du bienheureux Didace, votre confesseur, que nous méritions d'être élevés dans le ciel à une gloire éternelle. Par N.-S. J.-C.

14 Novembre. — SAINTE VÉNÉRANDE, Vierge et Martyre.

Vous donc aussi vous avez maintenant de la tristesse ; mais vous me verrez de nouveau, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie. — J.-C, en S. Jean, ch. xvj.

SAINTE Vénérande avait ^tant d'amour pour Jésus-Christ, son divin Époux, que, par zèle pour sa gloire, elle voulut faire connaître son Évangile aux infidèles. Le préfet Asclépiades chercha à s'opposer à son dessein, mais il ne fit que le favoriser. Jetée par son ordre dans une chaudière pleine d'huile bouillante, la sainte n'en éprouva pas le moindre mal. Ce miracle convertit neuf cent soixante-cinq infidèles. Le tyran irrité lui fit trancher la tête.

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