‹ La vie des saintsChapitre 121 sur 151 · MÉDITATION SUR LA VERITABLE PRUDENCE DU CHRÉTIEN · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR LA VERITABLE PRUDENCE DU CHRÉTIEN

LA véritable prudence du chrétien / consiste à régler sa vie sur les maximes de l'Évangile : il faut regarder les choses de ce monde avec les yeux de la foi. L'homme politique, le médecin, l'orateur suivent les règles de leur art ; le chrétien seul veut faire profession du christianisme, sans en observer les préceptes. Il se déclare disciple de l'Évangile, pendant qu'il mène une vie contraire à l'Évangile. Ils lisent l'Evangile et se livrent à l'impureté; ils se disent les disciples d'une loi sainte et mènent une vie criminelle. Salvien.

IL D'où vient que nous n'agissons pas selon les maximes du ciel? C'est que nous ne les méditons pas assez. Pourrions-nous aimer les richesses et les plaisirs, si nous pensions sérieusement à la mort qui est proche, au jugement qui la suit, à l'éternité de bonheur ou de malheur qui sera notre partage ?

III. Il faudrait chaque jour méditer une vérité de l'Évangile, et en choisir une en particulier dont nous entretenions notre âme, qui soit comme notre devise et notre cri de guerre dans notre lutte contre le démon. Les saints ont leur devise particulière : saint François, Mon Dieu et mon tout ; sainte Thérèse, Ou souffrir ou mourir ; saint Ignace, A la plus grande gloit e de Dieu ; le cardinal de Bérule, Rien de mortel pour un cœur immortel. A l'exemple de ces grands hommes, choisissez dans l'Écriture ou dans les Pères une parole que vous ne perdiez jamais de vue. Que sert à V homme de gagner tout l'univers, syil vient à perdre son âme?

Pratique : Le désir de la sagesse. — Prière: Pour les prisonniers. *

Oraison.

ODIEU, qui nous accordez la joie de célébrer la naissance au ciel du bienheureux Saturnin, votre martyr, faites-nous la grâce d'être assisté par ses mérites. Par N.-S. J.-C.

30 Novembre. — SAINT ANDRÉ, Apôtre.

A Dieic ne plaise que je me glorifie en autre chose qtfen la croix de Notre-Seigneur JÉSUS-Christ. — S. Paul aux Ga'ates, ch. vj.

SAINT André, qui était pêcheur, fut choisi par Notre-Seigneur pour être un de ses apôtres. Après l'Ascension, il alla prêcher l'Évangile dans la Grèce. Il fut saisi, battu de verges à plusieurs reprises, et enfin condamné à mourir sur une croix ; il fît présent de ses habits au bourreau, et aussitôt qu'il vit la croix, il l'embrassa en s'écriant : O bonne croix, qu'il y a longtemps que je vous désire ! Du haut de la croix, il prêcha durant deux jours l'Évangile à la multitude présente à son supplice.

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