‹ La vie des saintsChapitre 132 sur 151 · MÉDITATION SUR LES MAUVAISES PENSEES · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR LES MAUVAISES PENSEES

IL y a trois sortes de pensées que nous devons rejeter, que nous devons même nous efforcer de prévenir. Les premières sont les distractions

dans nos oraisons : elles nous ravissent tout le fruit de nos prières, et nous font souvent commettre de nouveaux péchés au moment où nous devrions obtenir le pardon de nos fautes passées. Pour chasser ces pensées importunes, faites souvent des actes de foi : pensez que Dieu vous voit, qu'il entend vos prières et qu'il punira votre négligence à repousser ces distractions.

IL Les pensées contre la chasteté sont beaucoup plus dangereuses encore : il est si facile de s'y complaire, de s'y arrêter volontairement, de consentir à ce qu'elles nous proposent, et de commettre en un instant de très grands péchés. Ainsi, soyez sur vos gardes, rejetez ces pensées en appliquant votre esprit ailleurs, en l'occupant de pensées graves, comme la pensée de la mort, de l'enfer, du jugement. Voulez-vous être délivré de cette sorte de tentations ? Veillez sur vos sens : vos yeux et vos oreilles sont les portes qui leur donnent accès dans votre âme.

III. Le démon vous suggère quelquefois des doutes contre la foi. Ces doutes sont dangereux, surtout à l'heure de la mort. Vous en triompherez par l'humilité et la prière ; défiez-vous donc de vos propres forces et implorez le secours du ciel. La foi est un don de Dieu : celui qui vous l'a donnée vous la conservera, si vous avez recours à lui. Si ces pensées continuent à vous importuner, faites des actes de foi. Plus vous avez de peine à pénétrer les vérités du salut, plus vous devez les révérer et les admirer. S. Eusèbe.

Pratique : La modestie. — Prière : Priez pour le Souverain-Pontife.

Oraison.

SEIGNEUR, exaucez nos prières, et en faveur de l'intercession du bienheureux Damase, votre confesseur et pontife, accordez-nous le pardon et la paix. Par N.-S. J.-C.

12 Décembre. — SAINT CORENTIN, Évêque et Confesseur.

Celui qui boira de Veau que je lui donnerai 1? aura jamais soif; mais Peau que je lui donnerai deviendra une fontaine d'eau jaillissante jusqu 'à la vie étemelle. — J.-C, en S. Jean, ch. iv.

SAINT Corentin quitta le monde et se retira dans un désert où il obtint de Dieu, par ses prières, une fontaine qui lui fournit l'eau dont il avait besoin. Le duc de Bretagne, étant à la chasse, le rencontra au fond d'une forêt et lui fit bâtir un monastère. Sur ces entrefaites, l'évêché de Cornouaille ayant perdu son pasteur, saint Martin lui en confia l'administration.

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