MÉDITATION SUR SAINT BERNARD
SAINT Bernard peut être appelé l'enfant de Marie. Il fut de la part de cette bonne Mère l'objet d'une affection toute particulière, et, en reconnaissance, il travailla de tout son pouvoir à propager son culte. Il n'avait point de plus grand bonheur que de parler de la sainte Vierge. Vous devez être enfant de Marie, comme saint Bernard. O Vierge sainte, vous avez pour moi la tendresse etlasollicitude d'une mère et vous ne trouvez en moi qu'un enfant dénaturé. Où est le détachement, où est l'humilité; où sont les vertus qui doivent me rendre semblable à vous ?
IL Saint Bernard est encore le frère de Jésus- Christ ; comme lui, il a prêché le mépris du monde, et il l'a fait avec tant de force, qu'à sa voix la jeunesse quittait les plaisirs du siècle pour se retirer
dans les monastères. Il avait toujours la Passion de Jéstjs:Christ devant les yeux, et se livrait pour l'imiter à la plus rigoureuse pénitence. Êtes-vous le frère de Jésus-Christ ? Lui ressemblez- vous? Faitesvous comme lui la volonté de Dieu, votre Père?
III. Méditez ces quatre paroles que. saint Bernard avait sans cesse à la bouche : 1. Il est terrible de voir un Dieu s'anéantir et un ver de terre se glorifier. 2. Plus l'âme cherche de consolations dans les créatures, moins elle en trouve en Dieu 3. Bernard, pourquoi es-tu entré en religion ? N'est-ce pas pour devenir saint ? 4. Nous devons penser à chaque instant à la mort, dont chaque moment nous approche.
Pratique : La dévotion à la sainte Vierge. — Prière : Pour les Ordres religieux.
Oraison.
ODIEU, qui avez enseigné à votre peuple les voies du salut éternel par le ministère du bienheureux Bernard, faites, s'il vous plaît, qu'après l'avoir eu sur la terre pour docteur et pour guide,nous l'ayons pour intercesseur dans le ciel. Par N.-S. J.-C.
21 Août. — SAINTE JEANNE-FRANÇOISE FRÉMIOT de Chantai, Veuve.
Béni soit Dieu qui nous console dans toutes nos tribulaiions. S. Paul, II aux Corinthiens, ch. j.
SAINTE Jeanne, durant son mariage, s'adonna à l'exercice de toutes les vertus : elle enseignait elle-même la religion à ses enfants et à ses serviteurs, les formait à la piété, et leur donnait l'exemple d'une
charité sans bornes. Jamais elle ne refusait une aumône demandée au nom de Jésus-Christ. Après la mort de son mari, elle s'engagea à garder la continence, et, pour demeurer fidèle à son vœu, elle inscrivit avec un fer rouge le nom de Jésus sur sa poitrine. Résolue de briser tout lien avec le monde, elle se mit sous la conduite de saint François de Sales, et établit avec lui l'ordre de la Visitation. Affligée, sur la fin de sa vie, par d'affreuses peines intérieures, elle supporta cette épreuve avec tant de résignation, que Dieu l'en récompensa par un surcroît de consolations. Elle mourut le 13 décembre 1641.