‹ La vie des saintsChapitre 49 sur 151 · MÉDITATION SUR LES CONSOLATIONS DIVINES · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR LES CONSOLATIONS DIVINES

DIEU a consolé les martyrs et les pénitents au milieu de leurs supplices et de leurs austérités. Il a voulu par là leur faire goûter, dès cette vie, une petite partie des joies qu'il leur prépare dans le ciel. Si jamais vous avez eu le bonheur de jouir de ces consolations, vous reconnaîtrez la vérité de ces paroles de saint Augustin : Les lar?nes que Von verse dans la prière V emportent sur la joie des théâtres.

II. Si vous n'avez jamais éprouvé combien le Seigneur est doux à ceux qui méprisent les plaisirs du monde, faites- en l'expérience. Mais rappelez-vous bien que, pour goûter le plaisir qu'il y a d'être à Dieu, il faut renoncer aux vains contentements du monde. Vous ne pouvez pas vous réjouir avec le monde et avec Dieu. Il faut renoncer à l'un ou à l'autre.

III. Si, après vous être donné tout à Dieu, vous n'éprouvez pas ces consolations sensibles qu'il donne et qu'il retire à son gré, ne vous affligez pas. Dieu vous a accordé ces douceurs pour vous attirer à son service ; il vous les retire parce que vous vous en

êtes rendu indigne par votre vanité ou par votre négligence à profiter de ses grâces. C'est pour votre bien que Jésus vous console, c'est pour votre bien encore qu'il vous retire ses consolations. // vient à vous et se retire : il vient pour voire consolation, il se retire dans votre intérêt, de peur que la grandeur des consolations ne vous enorgueillisse. S. Bernard.

Pratique : La résignation : — Prière : Pour les

Oraison.

ODIEU tout-puissant et miséricordieux qui, après avoir embrasé de votre amour la bienheureuse Jeanne Françoise, et l'avoir par la force admirable de votre Esprit conduite à travers les sentiers de la vie jusqu'au sommet de la^ perfection, avez voulu par son entremise enrichir l'Eglise d'une famille nouvelle, faites, en vue de ses mérites et de son intercession, que, convaincus de notre faiblesse et confiants en votre joug, nous arrivions, par votre secours, à vaincre les obstacles qui s'opposent à notre salut. Par N.-S. J.-C.

22 Août.— SAINTS TIMOTHEE, HIPPOl-YTE et SYMPHORIEN, Martyrs.

Si vous ne vous convertissez et ne devenez semblables à de petits efifants, vous n entrerez point dans le royaume des deux. — J.-C, en S. Matthieu, ch. xviij.

CES saints subirent le martyre le même jour, mais à diverses époques et en des lieux différents. — Saint Timothée fut martyrisé à Rome, en 311, à cause de son zèle à prêcher l'évangile. Sur un refus de sacrifier aux idoles, il fut

âmes affligées.

écorché, enduit de chaux vive, et enfin décapité. — Saint Hippolyte, évêque et docteur, après avoir défendu la doctrine de l'Eglise par ses savants écrits, la confirma par le témoignage de son sang, vers le milieu du 3e siècle. — Saint Symphorien, encore à la fleur de l'âge, aima mieux mourir que de sacrifier aux idoles. Comme on le menait au supplice, sa mère alla au-devant de lui, et lui dit en l'embrassant : O mon fils, souviens-toi de la vie éternelle ; regarde le ciel, vois Celui qui y règne; on ne te ravit pas la vie en te faisant mourir, mais on la change en une meilleure. Il présenta lui-même sa tête au bourreau et alla recevoir au ciel la couronne du martyre vers l'an 178.

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