MÉDITATION SUR L'EXAMEN DE CONSCIENCE
VOUS devez tous les jours examiner votre conscience ; c'est dans cet examen, comme dans un miroir fidèle, que vous découvrirez tous les défauts de votre âme. Vous examinez si scrupuleusement tous les défauts de votre corps, pour les faire disparaître, ou du moins, pour les dissimuler aux yeux des hommes, et vous ne recherchez point les imperfections qui rendent votre âme désagréable à toute la cour céleste. Demandez au Seigneur qu'il vous éclaire ; quelles que soient les ténèbres qui enveloppent votre âme, Dieu, qui est lumière, les dissipera. Tertullien.
II. Votre conscience ne doit pas ressemblera ces miroirs qui représentent les objets plus grands ou plus petits qu'ils ne sont ; elle doit les représenter fidèlement et au naturel. N'ayez point une conscience trop large, qui vous représente les plus grands péchés comme des fautes légères ; mais ne soyez pas trop scrupuleux. Pour éviter ces deux extrémités, faites connaître l'état, de votre conscience à un directeur sage et pieux, et réglez-vous sur ses avis.
III. Après avoir consulté le miroir, on fait disparaître les taches qu'il a signalées. Corrigez- vous de même des péchés que votre conscience vous reproche, et n'imitez pas ces personnes qui rejettent le
miroir parce qu'il trahit leur laideur. Quelque désagréable que soit l'examen de conscience, faites-le tous les jours, et surtout prenez la résolution d'éviter à l'avenir les fautes dont vous vous reconnaissez coupable. Quel plus triste spectacle^ que de voir les chrétiens retomber sans cesse dans les fautes qu'ils regrette?it d'avoir commises l S. Salvien.
Pratique: La connaissance de soi-même. — Prière: Pour les malades.
Oraison.
DIEU tout-puissant, que la bienheureuse Sérapie, vierge et martyre, implore pour nous votre miséricorde, elle qui vous a toujours été agréable par le mérite de sa chasteté et par la confession de votre puissance. Par N.-S. J.-C.
4 Septembre. — SAINTE ROSALIE, Vierge.
Lorsqu'ils vous persécuteront dans une ville,fuyez dans une autre. — J.-C, en S. Matthieu, ch. x.
SAINTE Rosalie de Palerme se retira dans un antre ouvert seulement par le haut, et écrivit sur la pierre cette inscription encore visible aujourd'hui : Moi, Rosalie, fille de Sinibaud, seigneur de Quisquina, j'ai résolu d'habiter dans cet antre, pour l'amour de mon Seigneur Jésus-Christ. Elle vécut dans cette retraite comme une colombe gémissante, les yeux sans cesse élevés vers la céleste patrie. La mort brisa ses liens en n 60 ; et Rosalie se présenta à son divin époux couronnée des roses de la charité et des lis de la virginité.