‹ La vie des saintsChapitre 65 sur 151 · VÉNIEL · texte numérisé non relu

VÉNIEL

IL faut éviter avec soin les fautes vénielles, car elles conduisent insensiblement au péché mortel. Personne ne devient mauvais tout d'un coup. Un petit péché en attire un autre plus grand. De même que vous n'épargnez rien pour prévenir les plus petites maladies du corps, faites aussi tous vos efforts pour prévenir celles de l'âme. Il n'y a point d'excuse ni de prétexte qui puisse justifier le moindre péché véniel. On ne peut excuser ce que Dieu condamne. Tertullien.

IL Le péché véniel, quelque petit qu'il vous paraisse, est un très "grand mal, puisqu'il offense Dieu. A vez-vous jamais réfléchi au sens de ces paroles : Je m'inquiète peu des fautes vénielles, pourvu que je n'en commette point de mortelles ? N'équivalentelles pas à celles-ci : Je ne veux pas crucifier et faire mourir Jésus-Christ, je veux seulement le couronner d'épines, le battre de verges, le charger de crachats et de soufflets; et si )a crainte de l'enfer ne me retenait, j'achèverais de le crucifier et de le faire mourir ? Se peut-il qu'un chrétien tienne un pareil langage !

III. Tous ces péchés véniels seront expiés dans les flammes du purgatoire, si les larmes de la pénitence ne les effacent dès cette vie. O que ces flammes sont cruelles ! Que ce séjour est affreux ! C'est un enfer temporel, il ne diffère de l'autre que par l'éternité des peines et la malice des habitants. Voudriez-vous payer la satisfaction que vous procure un péché véniel, au prix des supplices du purgatoire ? Ce feu passager est un tourment plus intolérable que toutes les tribulations de la vie présente. S. Grégoire,

Pratique ; La charité. — Prière : Pour vos amis.

Oraison.

FAITES, nous vous en supplions, Seigneur, que l'intercession du saint abbé Arhé nous rende agréables à votre Majesté, afin que nous obtenions par ses prières ce que nous ne pouvons espérer de nos mérites. Par N.-S.J.-C.

14 Septembre. — EXALTATION DE LA SAINTE CROIX.

Quand j'aurai été élevé de terre, f attirerai tout à 7noù J.-.C, en S. Matthieu, ch. xij.

CHOSROÈS, roi de Perse, ayant enlevé de Jérusalem la croix de Jésus-Christ, l'empereur Héraclius lui déclara la guerre. Après trois victoires dues à la protection de la sainte Vierge, Héraclius revint à Jérusalem avec lavraiecroix.il voulut la porter en triomphe sur ses épaules, mais une force invisible l'arrêta aux portes de la ville. Le patriarche Zacharie lui fit observer que ses vêtements somptueux contrastaient avec la pauvreté et l'humilité de Jésus-Christ. L'empereur alors quitta sa pourpre, sa couronne et ses chaussures, pour revêtir l'habit de pénitent. Il put ainsi pénétrer dans la ville et porter la croix jusqu'au sommet du Calvaire.

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