‹ La vie des saintsChapitre 86 sur 151 · MÉDITATION SUR SAINTE THERESE · texte numérisé non relu

MÉDITATION SUR SAINTE THERESE

SAINTE Thérèse vit un Séraphin lui percer le cœur d'un trait enflammé. Dès lors elle ne pensa qu'à aimer Dieu, à étendre sa gloire et à convertir les pécheurs, disant qu'elle demeurerait avec bonheur dans le purgatoire, jusqu'au jour du jugement, pour convertir une seule âme. Tous les biens que Dieu me fait, toutes les grâces qu'il me donne, sont comme autant de traits qui devraient embraser mon cœur de l'amour de Dieu. Seigneur, vous m'ordonnez de vous aimer ; donnez-moi la grâce d'accomplir vos ordres et ordonnez ce qii il vous plaira. S. Augustin. IL « Ou souffrir ou mourir. » Dans cette devise de sainte Thérèse nous trouvons les deux effets de son amour. Elle veut souffrir pour ressembler à celui qu'elle aime. Cette sainte cherche la croix, et vous , la fuyez. Elle ne veut vivre que pour souffrir, et

vous ne voulez vivre que pour vous amuser. Que sa devise soit désormais la vôtre.

III. Sainte Thérèse souhaite de mourir dès qu'elle n'aura plus rien à souffrir en ce monde, afin d'aller voir Dieu qui est l'objet de son amour. Souhaitezvous la mort ? Vous l'appréhendez comme la fin de votre félicité et le commencement de vos souffrances, parce que vous vous êtes réjoui avec le monde. Ce que vous devez craindre, c'est le jugement de Dieu. Vous pouvez éviter la rigueur de ce jugement, en menant une vie sainte. Pour la mort, vous ne devez pas la redouter, puisque vous ne pouvez pas vous y soustraire. Personne ne doit craindre ce qu'il ne peut éviter. Tertullien.

Pratique : L'amour des souffrances. — Prière : Pour l'Ordre des Carmélites.

Oraison.

EXAUCEZ-NOUS, ô Dieu, mon Sauveur, et qu'en nous réjouissant de la fête de sainte Thérèse, nous soyons nourris du pain de sa céleste doctrine et embrasés des sentiments de sa tendre piété. Par N.-S. J.-C.

16 Octobre. — SAINT GAL, Abbé.

Parce que vous êtes tiède et que vous îûêtes ni froid ?iî vud,je suis près de vous vomir de ma bouche. — Apocalypse, ch. iij.

SAINT Gai, disciple et imitateur de saint Colomban, s'etant retiré dans une grotte, y trouva un ours, auquel il ordonna de lui apporter du bois et de se retirer : l'animal obéit. Il délivra la fille du

duc de Gunza d'un démon qui la tourmentait. Ce duc lui offrit l'évêché de Constance, qu'il refusa généreusement. Il accepta néanmoins les autres présents qu'on lui fit et les distribua aux pauvres.

Page 1