‹ La vie des sociétésChapitre 109 sur 208 · LA L · texte numérisé non relu

LA L

laiteries on ne se sert plus que d’écrémeuses centrifuges.

Enseignement agricole. — Nécessité d'un enseignement au moins cantonal. — Musées cantonaux. — Champs d'enseignement.

Association agricole. — Syndicats et anonymats agricoles. — Ligue agricole en Allemagne. — Associations françaises. — Coopération agricole.

Crédit agricole. — Banques populaires. — La Suisse, l'Allemagne et l'Italie. — Inconvénients de notre caisse d'épargne.

L'initiative individuelle. — La terre ne manque pas aux capitaux. — Dangers du déboisement. — Nécessité de reboisement. — L’enseignement de la sylviculture. — Repeuplement des rivières. — Réunion parcellaire. — La loi Torrens.

Tout le monde est d'accord sur l’utilité qu’il y à pour j’agriculteur à s’inspirer des principes de la science et à se mettre à la hauteur du mouvement général, qui nous entraîne tous, quelle que soit la profession que nous exercions ; mais il en est de l’agriculture comme de la politique : tout le monde croit pouvoir en faire et tout le monde se croit dispensé de l’apprendre. On ne croit pas pouvoir faire une paire de sabots, sans l’avoir appris ; mais on fait de l’agriculture! $ans doute il existe de grandes écoles d'agriculture, comme il existe de grandes universités. Mais Grignon, Grand-Jouan et Montpellier ne sont pas faits pour enseigner l’agriculture pratique à tous les paysans de la France entière. Les fermes-écoles, peu nombreuses d’ailleurs dans toute la France, ne remplissent pas non plus ce but. Nos écoles pratiques d’agriculture ne répondent pas davantage aux besoins des masses : il s’agit de donner une instruction agricole primaire, au moins cantonale.

Je ne vois pas pourquoi, dans chaque canton, au moins, on ne mettrait pas à la portée des paysans les notions de géologie, de chimie et d'histoire naturelle générale, qui sont indispensables pour s'élever tant soit peu au-dessus de lagriculture empirique.

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