XIV PRÉFACE
modifications du cerveau, soit au point de vue des maladies diverses. L'émitation, la suggestion, qui font l'objet de deux chapitres, nous donnent l’exphication d’un grand nombre de phénomènes sociaux. La densité de l'organisme social suivant qu'on l’étudie dans les villes où dans les campagnes, l'influence de la richesse, du travail, sur l'organisme social, viennent ensuite. J’étudie enfin les différentes modifications apportées dans les éléments sociaux par les divers modes d’union conjugale étudiés au point de vue de leur influence sur les parents et sur les enfants. Dans tous ces chapitres J'ai procédé comme un naturaliste, qui étudierait l’état de densité, de pléthore ou d’anémie, la constitution chimique, la prolifération et la nutrition des tissus, dans les différentes régions d’un organisme.
Mais il ne suffit pas de considérer l’anatomie normale ou pathologique d’une société. — Il ne suffit pas de constater qu'un homme est goutteux ou anémique, que ses humeurs sont altérées, que la genèse de ses üssus, dans leur renouvellement incessant, se fait d’une manière imparfaite. Ce sont là des données capables d’asseoir le diagnostic, mais cette étude serait sans utilité, si le médecin ne devait en déduire un régime, une ordonnance d'hygiène.
Le diagnostic de la maladie sociale serait de même
VA
sans utilité, si Pétude de l’organisme social ne se ter-
El