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Organisation du travail. — Mode collectif et impersonnel. — Trresponsabilité. — Mode individuel et personnel. — Responsabilité. — Marchandage du travail entre l'employeur et l'employé.
[négalité forcée des salaires. — Le travail est une marchandise, dont le prix dépend du rapport entre l'offre et la demande. — Les grèves ne font pas monter artificiellement les salaires. — Comme le prix de toute marchandise le salaire doit varier avec la qualité du travail. — Absurdité du rêve de l'égalité des salaires. — Les salaires ont augmenté avec le prix des autres marchandises. — Proportion entre le salaire et la dépense nécessaire à la vie dans divers pays.
Dans les sociétés primitives le travail est collectif ; la s0ciété est un immense polypier, qui vit du travail impersonnel de chacun des nombreux organites qui le constituent; les fourmis, les abeilles travaillent pour la collectivité; c'était ainsi que travaillaient les Péruviens sous le despotisme des Incas : chaque individu , rouage d’une immense machine, était fraction d’un tout, d’une personne qui était l’État, nul n’était Jai-même un tout personnel. Tel est le mode de travail que les jésuites avaient organisé au Paraguay. Le phalanstère de Villeneuvette et le familistère de Guise réalisent encore, comme une exception archaïque dans notre société moderne, cette conception socialiste chère aux disciples de Fourier. L’individu n’est rien ; l’État, la société, le groupe collectif, sont tout.
Nos immenses fabriques , où plusieurs centaines d'ouvriers. s’engouffrent chaque matin jusqu’au soir, ruches qui par certains côtés rappellent la caserne, réalisent chez nous ce type collectif et impersonnel. L’ouvrier, s’il est payé à l'heure et non à ses pièces, cantonné dans la même partie d’une même industrie, irresponsable, sans initiative personnelle, n’a aucun motif pour s'intéresser au succès de l’industrie dont il est un des représentants.
Tout autre est l’organisation individuelle et personnelle