VI PRÉFACE
À tout l’organisme, au moins à tout un système d’organes ou à tout un organe. Ce n’est que bien plus tard que, descendant dans l’intimité de la structure des tissus malades, on à reconnu que toutes les maladies, À commencer par celles qu'on ne croyait pas accompagnées de lésions matérielles, sont dues à un trouble initial dans la constitution des éléments cellulaires, visibles seulement au microscope. On a reconnu, de nos jours seulement, que les troubles grossièrement apparents, qui, présentés par l'individu tout entier, avaient jusqu'ici seuls frappé les yeux, n'étaient que secondaires et qu'ils étaient précédés d’altérations dans le nombre, dans le mode de groupement des éléments cellulaires constituants, ou dans la nutrition, la structure, l’état chimique de ces éléments. C’est de lélément anatomique qu'il faut maintenant partir pour comprendre la pathologie.
Le processus historique de nos connaissances en pathologie sociale est précisément inverse : comme un micrographe qui, trop absorbé par ses études de détail, oublierait de déposer sa loupe et de regarder l’ensemble de l'organisme qu'il étudie, les historiens ont d’abord observé et décrit les lésions de l'élément anatomique, de l’individu, de l’homme, du citoyen; ils ont étudié les différences dans le nombre, l'agencement,
la hiérarchie, la superposition, présentées, dans les