‹ La vie domestique (volume 2)Chapitre 3 sur 60 · A. GefTroy, Revue des Deux-Mondes, 1" septembre · texte numérisé non relu

A. GefTroy, Revue des Deux-Mondes, 1" septembre

AVANT-Pi'.OPOS

Le domaine où la confiance d\in grand nombre

de familles nous avait donné accès est en effet des plus étend "S, et il est fécond en d^' couvertes. DÙ'S le premier jour où 7îous y sommes entré, nous avons éprouvé Vimpression du voyageur, qui, sortant du tourbillon des villes , parcourt les riants paysages des contrées où la nature garde son éternelle jeunesse. Ce voyageur se promène au milieu de spectacles toujours semblables et cependant toujours nouveaux. Il descend dans le creux des vallées, il gravit les hautes cimes; il voit naître des flancs de la montagne et couler paisiblement dans de vertes prairies les sources pures, qui peut-être se changeront plus loin en torrents troubl(^s et boueux par la faute et l'imprévoyance des hommes. Et nous aussi, après avoir lu beaucoup de Livres de famille, nous eussions voulu en dérouler toutes les pages sous les yeux du public. Mais, s'il est facile de trouver des modèles, il Vest infiniment moins de les mettre au jour. Comment révéler dans ce qu'ils ont eu de plus intime tant d intérieurs domestiques? Comment triompher chez les intéressés d'une réserve si naturelle9

AVANT-l'ROPOS XI

Ce qiCil ne nous avait pas été permis de faire agitant que nous Vaurions souhaité^ nous pou^ vous enfin le réaliser, grâce à une rare bienveillance qui s est inspirée de la pensée du bien public. Une très-honorable famille du département de Vaucluse nous a communiqué et elle nous au^ torise aujourd hui à laisser sortir de Vintimité^ pour laquelle il avait été écrit, un Livre de raison, dont le fond éminemment remarquable en luimême est encore rekvépar le charme de la forme.

On ne peut lire sans émotion les pages dans lesquelles Antoine de Courtois décrit si simplement, et avec une si vive éloquence, tout ce qui constitue la vie et le bonheur domestiques, et où il fait admirer en lui le type du vrai père et du bon citoyen. On y trouve et Von y goûte une véritable jouissan'.e morale. Vair salubre qu'on y respire et le parfum exquis de haute sagesse et de raison pratique qui s'en exhale produisent une sorte de rafraîchissement, dont on garde la douce iu' fîuence. Aussi partagera-ton nos sentiments de reconnaissance pour la famille, dépositaire d'un tel trésor, qui a bien voulu nous permettre de le produire au grand jour.

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