Une famtlle au XVI' si'j:le, deuxième édition, p
Au xv^ siècle, la mère de Bayard dit encore de même à son fils : « Pierre, mon amy, d'autant que mère peult commander à son enfant, je vous commande trois choses tant que je puis; et, si vous les faites, soyez asseuré que vous vivrez triomphamment en ce monde.
« La première, c'est que, devant toutes choses, vous aymiez, craigniez et serviez Dieu, sans aucunement l'offenser, s'il vous est iiossible ; car c'est celluy c^ui nous a tous créés et qui nous fait vivre; c'est celluy qui nous saulvera, et, sans luy et sa grâce, ne saurions faire une seulle bonne œuvre en ce monde. Tous les soirs et tous les matins, recommandez-vous à luy, et il vous aydera *...'»
Au xiii' siècle, saint Louis, exprimant ses dernières volontés à son fils Philippe, lui adresse ces conseils : « Cher fils, pour ce que je désire de tout m,on cœur que tu sois bien enseigné en toutes choses, je pense que je te fasse quelque enseignement par écrit; car je t'ai quelquefois ouï dire que tu retiendrais plus de moi que d'autre personne.
« Pour ce, cher fils, je t'enseigne première-