‹ La vie domestiqueChapitre 45 sur 106 · CNE FAMILLE BIBLIQUE ET LES FAMILLES FRANÇAISES · texte numérisé non relu

CNE FAMILLE BIBLIQUE ET LES FAMILLES FRANÇAISES

M. Sainte-Beuve, à l'époque où il ne s'était pas encore fait l'apôtre de la libre pensée, ayant à parler de M. Droz, ne pouvait mieux retracer sa physionomie qu'en disant de lui : « Joseph Droz, né à Besançon, le 31 octobre 1773, d'une famille de magistrats et de jurisconsultes honorablement connue dans la province, avait reçu de ses pères comme par héritage la droiture de l'esprit, la douceur du cœur et la disposition au bien. Il était né et il resta toute sa vie de la race des bons et des justes... » Et il le montrait au début de sa carrière littéraire, dans son Essai sur l'art d'être heureux, conversant simplement sur le thème éternel, pour ramener à quelques vérités les esprits prévenus, capables de les entendre, et, près d'arriver au terme, écrivant, dans un jour presque

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céleste, ses Pensées sur le Christianisme et ses Aveux d'un philosophe chrétien.

Joseph Droz personnifiait en lui, aux yeux de son biographe , le type de la noblesse et de la pureté morales, et ces vertus délicates qui ont distingué un si grand nombre de familles d'autrefois. « En nos temps de mélange et de turbulence *, ajoutait M. Sainte-Beuve, cette vie et cette nature de M. Droz m'ont paru copime une image qui repose et qu'il était bon de rappeler. Quand règne et triomphe presque partout la race audacieuse de Japet et de Prométhée, je voudrais montrer quelqu'un de la race de Sem 2, »

Et nous aussi, au milieu des redoutables périls de l'heure présente, nous voudrions compléter nos esquisses sur la tradition du foyer par des images qui non-seulement reposent, mais qui réconfortent. La crise où nous sommes n'est si profonde que parce que les gens de bien eux-mêmes, livrés à un funeste esprit de discorde, ont perdu de vue les conditions pratiques dans lesquelles le vrai constitue la vie morale des peuples. Il faut revenir aux principes éternels; il faut voir comment ce? principes se sont toujours offerts aux familles dan.»^.

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