‹ La vie domestiqueChapitre 49 sur 106 · Les Familles, t. I. p · texte numérisé non relu

Les Familles, t. I. p

Pour empêcher leurs enfants de s'égarer et pour venir en aide à leur inexpérience, les pères veillent à ce qu'ils ne manquent pas d'un appui trèsnécessaire, au cas où leur mère leur serait enlevée prématurément. D'ordinaire , ils chargent de ce soin le fils aîné, s'il a l'âge voulu pour être le protecteur et le conseil des cadets. Souvent aussi, ils les confient au dévouement de leurs parents, et toujours ils les prient de ne jamais rien faire d'important, sans s'inspirer de l'avis d'hommes prudents et sages. C'est ainsi que les maisons se conservent, et que la jeunesse est maintenue dans la voie du devoir ^

Nous pourrions, en suivant de la sorte chaque article, indiquer par de semblables traits à quel point le modèle est fidèlement imité. Il en est un qui mérite une mention. Tobie le père veut que son fils solde exactement au travailleur son salaire, ce qui signifie, dans toute l'étendue du mot et du précepte, payer ses dettes. Beaucoup de parents jugent qu'il est essentiel d'enseigner cela aux enfants, et l'on a vu quelle importance Antoine de Courtois attribue à ce genre de conseils. Le P. de Ravignan osa dire un jour à un auditoire des plus

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