Partie II, chap. iv
2. Soirées de Saint-Pélershourg, 8* entretien, t. II, p. 110 de l'édit, de 1821.
Entendons Jeanne du Laurens. Son père était un très-modeste médecin d'Arles, à peu près sans fortune, et cependant il a fondé une belle famille qui a prospéré. — « J'ay escrit ce discours le plus briefvement qu'il m'a esté possible , dit Jeanne, afin que mes enfans et ceux qui despendent de moy voyent comme mes devanciers ont vescu, et qu'en bien vivant Dieu assiste tous-jours les parens. Les moyens, la noblesse, n'ont pas eslevé nostre famille; mais c'a esté la vertu joincte à la grâce divine.
« Donc, j'exhorte tous ceux qui m'appartiennent de bien vivre en l'amour et la crainte de Dieu, et en toute bonne vertu. Moyennant ce, nous avons assez, comme vous voyez par ce discours. Je m'estime plus qu'heureuse d'estre sortie de cette race, et suis plus contente de ce bonheur que si j'avois mil escus de rente i. »
— c( Notre famille est établie en Provence depuis quatre siècles, écrit en 1807 Pierre-Joseph de G... En 1436 deux de nos ancêtres étaient de simples marchands tailleurs à Brignoles... Cette origine, mes enfants, n'a rien qui puisse flatter l'amourpropre ; mais elle n'a rien non plus dont nous