‹ La vie domestiqueChapitre 68 sur 106 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Les commandements de Dieu et la loi morale.

Mon fils, écoute-moi; apprends à régler ton EccH. svi,

esprit, et rends ton cœur attentif à mes paroles.. ; car c'est dans la vérité que je t'apprends la science de Dieu.

Dieu a créé l'homme de la terre, et il l'a formé à xvn 1-12 son image. Il lui a marqué le temps et le nombre de ses jours, il lui a donné l'empire de tout ce qui est sur la terre. Il a mis sa crainte en toute chair, établissant sa domination sur les bêtes et sur les oiseaux.

Il a créé de sa substance un aide sem.blable à lui; et il leur a donné le discernement, une langue, des yeux, des oreilles, un esprit pour penser; et il les a remplis de lumière et d'intelligence.

Il a créé en eux la science de l'esprit, il a mis

dans leur cœur la conscience, et il leur a montré les biens et les maux.

Il a posé son œil sur leur cœur, pour leur faire voir les grandeurs de ses œuvres, afin qu'ils célébrassent la sainteté de son nom et qu'ils publias^ sent la magnificence de ses ouvrages.

Il leur a prescrit encore l'ordre de leur conduite, et il les a faits héritiers de la loi de vie. Il a établi avec eux une alliance éternelle.

Et ils ont vu de leurs yeux les merveilles de sa gloire, et il leur a dit : « Gardez-vous de tout ce qui est inique. »

Et il a ordonné à chacun d'eux de veiller sur son prochain.

XV. 14-18. Dieu, dès le commencement, a créé (ainsi) l'homme, et il l'a laissé dans la main de son propre conseil. Il lui a donné ses commandements et ses préceptes, lui disant : « Si tu veux les garder et ne jamais trahir la foi jurée, mes commandements te conserveront à jamais. Devant toi, sont l'eau et le feu ; étends la main vers ce que tu voudras. Devant l'homme, sont la vie et la mort, le bien et le mal ; ce qu'il aura choisi lui sera donné. » XL, 1-10. (Aujourd'hui) un grand travail est imposé à tous

les hommes, et un joug pesant est sur ies fii d'Adam, depuis le jour où ils sortent du sein de leur

mère jusqu'à celui de leur sépulture. Les irricigina tions de leur esprit, les tourments de leur cœur, les réflexions qui les tiennent en suspens, et le jour qui doit tout finir, depuis celui qui est assis sur un trône de gloire jusqu'à celui qui est couché sur la terre et dans la cendre, depuis celui qui est vêtu de pourpre et qui porte la couronne jusqu'à celui qui n'est couvert que d'une toile écrue, la fureur, la jalousie, l'inquiétude, l'agitation, la crainte de la mort, les emportemeiits de la colère et l'esprit de contention, troublent leurs pensées sur leur couche même et pendant le sommeil de la nuit.

L'homme se repose peu, presque point... Il est troublé par les visions de son cœur, comme un homme qui se sauve dans une bataille ; il se lève, il est en sûreté, et il s'étonne de sa vaine terreur.

Toute chair est sujette à ce mal, et les pécheurs sept fois plus encore.

C'est peu : la mort, le sang, les haines insatiables, le glaive, les oppressions, les famines, les ruines publicfues et tous les fléaux ont surgi pour le châtiment des méchants, et le cataclysme du déluge a eu lieu à cause d'eux.

Dieu de mes pères, qui avez fait toutes choses Sag. ix, i-4.

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par votre parole, et dont la sagesse a formé l'homme afin qu'il eût la domination sur les créatures et qu'il disposât le globe terrestre dans Tordre et la justice, donnez-moi cette sagesse qui est assise près de vous...

IX, 10. Envoyez-la du haut du ciel, séjour de la sainteté,

pour qu'elle soit avec moi et qu'avec moi elle agisse...

X, 1-5. C'est elle qui conserva le premier homme, créé

par Dieu pour être le père du genre humain; c'est elle aussi qui le tira de son péché et lui donna la force de gouverner toutes choses. Dès qu'un injuste, dans sa colère, ss sépara d'elle, il périt par la colère qui le porta au meurtre d3 son frère. Quand à cause de lui le déluge inonda la terre, c'est elle qui sauva de nouveau le monde, en dirigeant le juste au milieu des eaux sur un bois fragile. C'est elle encore qui, lorsque les nations conspirèrent ensemble pour se hvrer au mal, discerna le juste, le rendit irrépréhensible devant Dieu, et le conserva fort contre sa tendresse pour son fils... Eccii. XVI, 8- Les hommes puissants des anciens jours n'ont

pomt imploré le pardon de leurs péchés, et ils ont été exterminés à cause de la confiance qu'ils avaient en leurs forces. Dieu n'a pas épargné le lieu où Loth demeurait comme étranger, il en

DïïS ENSEIGNEMENTS DE FAMILLE 'Zîô

a eu les habitants en exécration à cause dé leur insolence, il n a point eu de pitié pour eux, et il a perdu toute cette nation qui s'élevait dans l'orgueil de ses vices... Car la miséricorde et la colère sont avec lui ; ses châtiments égalent la puissance de pardon que possède la prière. Il juge l'homme selon ses œuvres.

Devant son peuple, il donna ses préceptes à z-^v, 6. Moïse, il édicta la loi de vie et de science.

c( I. Je suis le Seigneur votre Dieu, qui vous ai Exod. xx, 2tirés de la terre d'Egypte, de la maison de servitude.

Vous n'aurez point d'autres dieux devant moi. Vous ne ferez point d'images taillées, ni aucune autre figure, pour les adorer et les servir.

II. Vous ne prendrez point le nom du Seigneur votre Dieu en vain, car le Seigneur ne jugera pas innocent celui qui prononcera en vain son nom.

III. Souvenez vous de sanctifier le jour du sabbat. Vous travaillerez pendant six jours, et vous ferez

toutes vos affaires ; mais le septième est consacré au Seigneur votre Dieu. Vous ne ferez en ce jour aucune œuvre ni vous, ni votre fils ni votre fille, ni votre serviteur, ni votre servante, ni vos bestiaux, ni même l'étranger qui est chez vous ; car le Seigneur a fait en six jours le ciel, la terre, la mer et. tout ce qu'ils contiennent, et il o'est reposé le sep-

tième jour. C'est pourquoi le Seigneur a béni ce jour et l'a sanctifié.

IV. Honorez votre père et votre mère, afin qu3 vous viviez longtemps sur la terre.

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