‹ La vie domestiqueChapitre 69 sur 106 · V. Vous ne tuerez point · texte numérisé non relu

V. Vous ne tuerez point

VI. Vous ne commettrez point de fornication. VII: Vous ne déroberez point.

VIII. Vous ne porterez point de faux témoignage contre votre prochain.

IX. Vous ne convoiterez point la maison de votre prochain, ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui est à lui. »

Eccli. IX î3. ^loi^ fils, mets ta gloire à craindre le Seigneur, et que tous tes entretiens ai.ent pour objet les com- XVI ic-]7. mandements du Très-Haut. Ne dis point : « Dicv ne me verra i)^s, et qui se souviendra de moi du haut du ciel? Je ne serai point reconnu au milieu d'un si grand i^euple; car qu'est mon âme dans Vimmensité des créatures ? »

^, L'homme qui viole la foi du lit conjugal méprise

son âme et dit : « Qui me voit ? Les ténèbres m'environnent, les murailles me couvrent, et personne ne regarde autour de moi; qui craindrai-je ? Le Très-Haut ne se souviendra pas do mes fautes. »

DES ENSEIGNEMENTS DE FAMILLE : i I

Et cet homme ne comprend pas que l'œil du Très-Haut voit toutes choses, et que cette crainte de l'homme et les yeux qui ne craignent que rhomme bannissent la crainte de Dieu. Et il n'a pas su que les yeux du Seigneur sont plus lumineux que le soleil, explorant du regard toutes les voies des hommes, et les profondeurs des abîmes, et l'intime des cœurs, et les lieux les plus cachés.

Mon fils, ne t'appuie pas sur des richesses ini- v, i 7. ques, et ne dis pas : a J'ai tout ce qu'il me faut pour vivre ; » car cela te sera inutile au jour de la vengeance et de l'obscurcissement.

Ne suis pas dans ta force les mauvais désirs de ton cœur, et ne dis pas : ce Que je suis puissant. > Qui me forcera à rendre compte de mes actions ? » car le Dieu vengeur te punira.

Ne dis pas : « J'ai péché, et que m'est-il arrivé de fâcheux ? » car le Très-Haut, quoique patient, rend à chacun sdon son mérite.

Ne sois pas sans crainte sur le péché pardonné, et n'ajoute pas péché sur péché, et ne dis pas : a La miséricorde du Seigneur est grande , il aura pitié de la multitude de mes fautes ; » car sa colère est aussi prompte que sa miséricorde, et elle regarde attentivement les pécheurs.

Les impies ont dit, pensant faussement en eux- -og. n, 1-25.

mêmes : « Le temps de notre vie est court et plein d'ennui, il n'est plus de jouissance après la mort, et il n'est personne qu'on sache être revenu des enfers. Nous sommes nés de rien, et, après, nous serons comme si nous n'avions jamais été. Le souffle de notre bouche est une fumée, notre parole une étincelle qui agite notre cœur : cette étincelle éteinte, notre corps sera cendre, notre esprit se dissipera comme un air subtil. Notre vie passera comme la trace d'un nuage, elle s'évanouira comme un brouillard chassé par les rayons du soleil et qui tombe appesanti par sa chaleur. Notre nom s'oubliera avec le temps, et personne ne se souviendra de nos œuvres.

« Notre passage sur la terre n'est que celui d'une ombre; après notre fin, point de retour, le sceau est posé, nul ne revient.

; « Venez donc , jouissons des biens présents ; hâtons-nous d'user des créatures, pendant que nous sommes jeunes. Enivrons-nous devins exquis, couvrons-nous de parfums et ne laissons pas tomber la fleur du printemps ; couronnons-nous de roses, avant qu'elles se flétrissent. , .

« Foulons aux pieds le juste pauvre, n'épargnons point la veuve, n'ayons aucun respect pour les Cli§Y§UX blï^ncs du vieillard. Que notre force soit

la loi de justice, car ce qui est faible n'est bon à rien. Dressons des pièges au juste , parce qu'il nous est inutile, qu'il est contraire à notre manière tîe vivre^ qu'il nous reproche les violations de la. Ici et qu'il nous déshonore, en décriant les fautes de notre conduite.... » !

Les impies ont eu ces pensées, et ils se sont égarés, leur propre malice les a aveuglés ; ils n'ont pas su les secrets de Dieu, ils n'ont pas cru à la récompense de la justice, et ils ont ignoré quel est l'honneur des âmes saintes. Car Dieu a créé l'homme immortel, il l'a fait pour être une image qui lui ressemblât ; mais la mort est entrée dans le monde par l'envie de Satan, et ceux qui se rangent de son parti deviennent ses imitateurs.

Page 1