‹ La vie domestiqueChapitre 89 sur 106 · C8-4-23 ap. J.-C · texte numérisé non relu

C8-4-23 ap. J.-C

o56 LKS LIVRES DE FAMILLE

2" Préface d'une nouvelle édition, faite sous Vem.pereur Tay-tsou ou Ki en-long ( de 960 à 970 ap. J.-C.)

« Nouvelle impression de la description de l'origine de la famille PIo.

-( Nous sommes originaires de Lu-kiam (sous-préfectùre du Kiam-pé), à Hê-sê, Chiam-lin-tam. Sous la dynastie des Heu-tam, sous l'empereur Tay-tsou, seconde année, une deuxième fois, à cause de l'inondation, mon père avec ses trois fils, soit quatre personnes, avec notre oncle paternel nommé Tsien-kom, nous avons émigré à l'est du Yang-tsé-kiang, à Tsèzê-ho, dans le bourg, à la partie est.

« Après quelque temps , arriva une inondation comme celle d'autrefois , au Kiam-pé. Notre oncle Tsien-kom resta à Tsè-zê-ho. Pour notre père et ses trois fils, soit quatre personnes, nous vînmes habiter au nord do la ville de Zé-tcheou (aujourd'hui Ning-kofou), à Kia-sê. Après cela, notre père étant devenu vieux, la famille augmentant, mon frère aîné nommé Tsuen, désireux d'habiter les montagnes, choisit son habitation à Min-hou. Mon frère cadet, nommé Kien, voulant faire le commerce, vint habiter à Sué-tom.

« Moi, étant enfant, je restai auprès de mon père, et je continuai de demeurer à Kein-sè dans notre ancienne habitation.

« G ciel ! quel est l'homme qui ne désire avoir do la postérité et voir réunis dans sa maison un grand nombre de fils et de petits-fils ? Pour cela , prenant tous les moyens d'arriver à cette fin, avant tout il consolide sa race.

« Consolider sa race, est-ce autre chose que pratiquer les bonnes œuvres et la vertu ? Si un arbre est planté dans une terre fertile, ses racines s'enfoncent

de plus en plus en terre, son feuillage devient plus abondant. Si c'est le contraire, le matin il montre de la verdure, le soir il se dessèche. Les aruspices confirment ce sentiment, en disant que, si Ton conjure le ciel, alors tout prospère et on peut vivre avec assurance ^ Certainement, on obtient une heureuse habitation. En l'obtenant, la race est comme une longue chaîne qui ne se brise plus. En examinant notre origine, je trouve que nos ancêtres ont cultivé la vertu et fait des bonnes œuvres pendant de longues années, et qu'ils ont consolidé notre race,

c Maintenant, nous habitons Kein-sê qui est un riche pays. Malgré l'afTirmation des aruspices, si nous n'avions pas ce témoignage de nos ancêtres, notre postérité ne pourrait être heureuse.

« Les hommes illustres de notre famille, en faisant la description de notre origine, désiraient que la postérité connût nos ancêtres. Moi aussi je publie cette nouvelle édition ; car peut-être notre postérité ne connaîtrait pas la longue série de nos aïeux et leurs vertus éclatantes. De plus, nos neveux ne sauraient pas pourquoi nous avons émigré dans un pays si lointain. C'est pourquoi j'écris cette nouvelle édition de son origine sous le règne de l'empereur Kien-long, la troisième année, la onzième lune, en un Jour propice.

« Mé-kié-lam a écrit c^s lignes. »

1. Il est presque superflu de noter qu'on trouve en Chine toutes les superstitions païennes au sujet des augures, des devins, du destin, des bons ou mauvais présages.

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Enseignements de l'empereor Kang-hi à ses enfants • .

« Le Sage a dit : « Le respect intérieur, voilk ce qui rend l'homme droit et pur. » Il est écrit dans le Li-Ki, à la première page : « Ayez soin d'user de respect. » Dans cette seule maxime, le très-sage auteur de ce livre a su renfermer la substance de la plus profonde doctrine.

« Le sage, dans la pratique de la vertu, n'a point de base plus solide que le respect intérieur, qui, étant comme une pierre fondamentale bien affermie dans son cœur, en écarte les passions et les vices. Si ce respect

1. Nous prions nos lecteurs de se reporter à ce qui a été d't ci-dessus, p, 75-79, au sujet de Kang-hi, et au préambule mis par ce dernier en tête des Instructions de son père.

Ce document ne remplit pas moins de 210 pages du t. IX des Mémoires des Missionnaires de Pékin. Les extraits qu'on va lire sont empruntés à la partie morale de l'ouvrage, où se trouve exposée la doctrine venue de l'antiquité, notamment celle relative au vice originel et aux devoirs qui incombent sous ce rapport à l'autorité paternelle. Ajoutons que le reste est un mélange d'idées d'un ordre très-inférieur et de superstitions idolàtriqnes.

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