‹ La vie domestiqueChapitre 91 sur 106 · Confucius · texte numérisé non relu

Confucius

chosef3 passées, et je tâchais de les graver clans ma mémoire. Jamais le désir de paraître instruit ne m'a fait manquer l'occasion d'interroger les autres.

« La science pénètre aisément dans un cœur libre... On lit dans le Chou-hing : « Cest en apprenant la doctrine des anciens qu'on apprend la vraie façon de se conduire. •» Dans les Livres des Sages, chaauo mot, chaque chose, renferme une doctrine sublime. Quand on lit quelque livre, il faut imprimer dans son cœur ce qu'on lit et se l'appliquer à soi-même avec une sérieuse réflexion, disant, par exemple : « Cette maxime doit me servir de règle, cette autre de frein. » On acquiert ainsi peu à peu la facilité de frapper droit au but dans les affaires qui surviennent.

« Quiconque veut accomplir parfaitement la loi qui prescrit le respect dû aux ancêtres, et contenter le cœur de son père et de sa mère, doit savoir d'abord qu'il ne suffit point de leur procurer les secours extérieurs, mais qu'il faut principalement se revêtir d'un cœur pur. C'est en cela que consiste le vrai respect filial...

« La relation de père à fils ayant été, dès l'origine des siècles, réputée la plus intime qui existe entre les hommes, elle est appelée avec vérité « invariable loi du Ciel, » devoir de la terre, instinct naturel pour l'homme même le plus grossier... Les étudiants doivent lire et pratiquer à cet égard les préceptes avec grande attention ; s'ils en gardent soigneusement le souvenir dans leur cœur, ils ne manqueront jamais en rien à leurs devoirs.

« L'étude de la science ne consiste que dans les efforts que l'on fait pour conserver en soi les dons du ciel et bannir les passions de son cœur. Les passions doivent à l'homme leur origine; mais elles n'ont point été créées avec lui. Pour conserver en soi les dons du

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