Ô LA VIE DU DOGME
(janisation sociale du système catholique au moyen âge est Jusqu'ici, dans son ensemble, le plus grand chefd'œuvre politique de la sagesse humaine.
La concentration même du pouvoir spirituel dans YinfallUbilité du pape, que l'on a tant reprochée au catholicisme, « était, sans parler de son évidente nécessité pour le système théologique, un très grand progrès intellectuel et moral ».
Le P. Gruber ajoute en note :
« Comme Aug. Comte, d'autres penseurs étrangersau catholicisme, par exemple: Ed. Von Hartmann et W. H. Mallock, voient dans le catholicisme « le véritablii représentant du christianisme historique » et dans Tinfaillibilité du pape « une conséquence rigoureuse du principe catholique », « le couronnement longtemps attendu de Tunité dogmatique du catholicisme ».
C'est en 1841 qu'Aug. Comte parlait ainsi de l'infaillibilité du pape : nouvelle preuve de l'absurdité et de l'inconséquence des cris poussés par les libéraux, affirmant que c'était là une doctrine jusqu'alors inconnue...
— Phase Protestante. — Le protestantisme a eu pour but rfe détruire, au nom même du christianisme, Vadmirahle système de la hiérarchie catholique, qui en était cependant la vraie réalisation sociale. Il a sapé par la base les conditions indispensables de son existence sociale. Le protestantisme avait pour principe le libre examen; mais ce principe, il voulait l'employer seulementjusqu'à ce qu'il eût établi sa propre domination. Le protestantisme est un état logique imparfait,
un état de confusion politique. Il a posé le fondement de toutes les politiques révolutionnaires, il est nécessairement devenu le premier agent systématique de l'esprit d'émancipation en général. Toutes les idées révolutionnaires ne sont que des application?^ sociales du principe de libre examen. Y^n abolissant le célibat et la confession, le protestantisme a enlevé au clergé sa pureté et son indépendance ». (Aug. Comte, pp. 134 13G, 142).