‹ La vie du dogme catholiqueChapitre 31 sur 49 · I — LA NATURE HUMAINE · texte numérisé non relu

I — LA NATURE HUMAINE

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Le cours libre professé par M. Gardair pendant six années à la Sorbonne débute par la Nature humaine.

Dans la première leçon, les rapports de la raison et de la foi sont tracés avec précision, et un large aperçu est esquissé sur la nature de l'homme, mise en parallèle avec celle des autres êtres corporels.

La théorie générale de la mailère et de la forme ouvre l'exposition détaillée de la doctrine : elle est étudiée dans les transformations de la matière et dans la constitution esscu' tielle des corps, et jugée d'après les idées modernes.

La vie donne à l'être une perfection supérieure à l'existence inorganique; elle est définie par le mouvement spontané et ramenée à ses causes prochaines et aux différents principes de vie, fermes substantielles appelées âmes, douées de puissances plus ou moins parfaites.

La nature des formes substantielles est examinée dans la série ascendante des êtres et caractérisée par le plus ou moins de dépendance de ces formes à l'égard de la matière. Les formes des corps bruts et des végétaux dépendent radicalement de l'élément matériel. Quant à l'âme des bêles, il n'y a pas non plus de raison suffisante pour qu'elle en soit indé-

f)endante, et la singularité matérielle à laquelle est limitée a connaissance animale est la principale manifestation de la dépendance de cette âme à l'égard de la matière.

L'âme humaine, au contraire, est non seulement simple dans son essence, mais encore spirituelle, c'est-à-dire foncièrement indépendante de la matière corporelle: la meilleure preuve de sa spiritualité est dans l'universalité des objets de la connaissance et de l'amour qui distinguent l'âme de l'homme.

La durée et Vorigine des formes substantielles étant proportionnées à la nature de ces formes, le principe de vie do la plantent l'âme de la bête ne peuvent être immortels: ils eont périssables comme iCS formes de substances inorgani-

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ques, parce qu'ils dépendent aussi de la matière transformable ; par la même raison, les âmes de la plante et de l'animal, comme les formes des corps bruts, doivent leur origine à une évolution naturelle de la matière. Mais lame humaine est immortelle, précisément parce qu'elle est spirituelle; et sa spiritualité exige une création directe de Dieu pour que cette âme vienne à l'être.

M. Gardair aborde ensuite le problème si intéressant de Viinion des formes substantielles et de la matière, et notamment de r .nion de l'âme et du corps dans l'homme. Il démontre ces g' aves propositions : l'âme humaine, forme substantielle du corps humain, est unie immédiatement à la matière premièi e pour former l'homme, substance composée; elle est la seule forme substantielle, la seule âme, de l'homme.

Ce te âme unique de l'êire humain a deux modes d'exiS' tence dans le corps :psir son essence, elle est tout entière dans tout le corps, et tout entière dans chaque partie du corps; par ses puissances, elle n'est que dans telle et telle partie du corps organisées pour être les sujets de telle et telle puissance de l'âme.

Mais, a nature spécifique de Ihomme étant connue, il reste à considérer Vhomme individuel. L'auteur explique et justifie la réponse donnée par saint Thomas à ces questions délicates et difficiles: rôle de la matière dans la constitution de l'individu; succession des principes de vie dans la génération de Vêtre individuel.

Dans la dernière leçon est décrit l'état naturel de Vâme séparée du corps, tant au point de vue de son énergie corporelle, c'est-à-dire de sa capacité de former le corps de l'homme, que sous le rapport de son activité intellectuelle.

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