‹ La vie du dogme catholiqueChapitre 43 sur 49 · FONDATEUR DU POSITIVISME SA VIE — SA DOCTRINE · texte numérisé non relu

FONDATEUR DU POSITIVISME SA VIE — SA DOCTRINE

Parle R. P. GRUBER, de la Gompognie de Jésus,

Précédé d'une préface par M. OLLÉ-LAPRUNE,

Maître de Conférences à l'Ecole normale

Traduit de l'allemand par Pabbé Ph. MAZOYER, du clergé

de Paris.

Beau volume in-i2o, orné d*un portrait Q ^A

« Tout homme, dit M. Ollé-Laprune dans sa préface, qui, choisissant un objet d'étude, l'étudié à fond, est un bienfaiteur intellectuel. » Par son livre, le P. Gruber mérite éminemment ce titre.

Au m.ilieu de l'anarchie intellectuelle où nous vivons, h est venu projeter la lumière la plus complète sur une doctrine encore mal connue et dont les prétentions ne tendent à rien moins qu'à s'imposer comme la religion nouvelle et définitive de l'humanité. Le P. Gruber s'est proposé uniquement de faire connaître le positivisme, laissant à d'autres ou remettant à plus tard la tâche de le combattre. Qu'on ne s'imagine pas que ce travail d'analyse et d'exposition soit le plus facile et le moins utile. La biographie même du philosophe n'était pas l'œuvre la plus aisée. Des disciples, dont quelques-uns étaient déjà des dissidents, se sont emparés des faits de cette existence et les ont présentés de manière à en tirer des justiOcations de leurs interprétations doctrinales ou de leur propre conduite. Il a fallu confronter, con^ trôler, compléter par de minutieuses recherches toutes ces

p. LETHIELLEUX, Éditeur, lo, /uc Cassette, PARIS 31

biographies intéressées pour écrire l'impartiale histoire du fondateur du Positivisme.

La doctrine, il fallait aller la chercher et la saisir dans cet océan de mots qui s'appelle le Cours de philosophie pos/tive, dont chaque leçon a souvent de cent à trois cents pages, dans les gros volumes du Système de politique positiie, dans le Catéchisme positiviste, dans la Synthèse subjective ef dans les autres écrits également verbeux du philosophe.

Le P. Gruber a pris la peine et eu la patience de mener jusqu'au bout ce travail si rebutant. Et il l'a fait avec tant de conscience et d'exactitude que les revues positivistes elles-mêmes lui ont rendu hommage. Son livre est un véritable « Précis » de la vie et de la doctrine de Comte, et en l'écrivant, il a rendu service à tous ceux qui veulent connaître à fond le Positivisme. Viennent maintenant les apologistes du catholicisme. L'ennemi ej*»- ^é^^^uvert et déjà il laisse voir les points faibles par lesquels la doctrine athée succombera.

Get(e doctrine d'ailleurs n'est pas seulement à combattre. Elle est aussi à exploiter, « Il y a une âme de vérité dans les choses fausses, » a dit Herbert Spencer, et dans cette synthèse des connaissances humaines tentée par Comte et qui n'est pas sans grandeur, il y a plus d'un point de vue utile, d'une observation exacte et profonde, d'une considération juste. 11 peut paraître surprenant de le dire, mais plus avantageux encore de le constater, Aug. Comteest l'auteur d'une des plus solides apologies de Tordre social chrétien au Moyen-Age.

Le P. Gruber a eu la bonne fortune d'avoir un traducteur dont l'œuvre a mérité ce bel éloge de M. OUé-Laprune : « La traduction française est due à un homme de talent, l'abbé Mazoyer, du clergé de Paris. Elle est exacte, et le P. Gruber, qui sait notre langue, l'a revue lui-môme. Elle a une allure bien française, une heureuse justesse, et cette simplicité élégante qui convient à un ouvrage sévère, mais destiné à être lu de quiconque s'intéresse aux choses de l'intelligence, i

32 P. LbTillELLEUX, Éditeur, 10, rue GasselLe, PARIS

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