LA SCIENCE BU LANGAGE — MÉTHODES S
jetéô en désordre, et de conclusions vagues ou faasses tirées •<te prémisses insuffisantes. Mais si Ton s'attache à ces deux règles, il n'y a point de limites aux progrès de Tétude comparée et aux résulta/ts qu'elle peut produire. Nous avons déjà remarqué qu'aucun fait de langue ne saurait être oomç)ris,sion ne le met pas an regard d'un fait analogue et, certainement, tant qu'il restera un coin du monde inexploré par la science, quelques-unes des opinions que nous professons âujourd'liui avec confiance, seront exposées à être renversées.
La méthode comparée n'appartient pas plus en réalité à l'étude du langage qu'à aucune autre iDranche de ia science moderne; mais elle a suffisamment marqué le nouveau mouvement scientifique, au commencement du siècle, pour que le nom de philologie comparée ait, comme auparavant .celui à!anaiomie comparée et, ensuite, celui de imfthologie ^aomparéey trouvé faveur auprès des contemporains. <Ge titre est assez exact, aussi k>ngtein|i6 qu'il s'agit de collectioniiBr les matériaux et de les choisir, afin de déterminer les relations des laïQigues entre elles, et de péntôtreor dans les secrets de leur structure et de leur développemesEt ; mais il devient insuffisant, si cm l'applique à la science linguistique tout entière, à la 4^o&£oi«gîe. La philologie comparée et la :science Mngui&tique sont ks deux cètés d'une même étude. La pretfnière eoûbrasse d'al^ord les faits isolés d'un certain corps de langues, les dasse, indique leurs rapports, et arjive aux cânchasions que ces rapports suggèrent. La seconde, fait des lois et des principes généraux du langage son principal «objet, et ne se sert des faits que comme d'exemples à Tappui. L'uine est la phase du labeur, l'autre la phase de la critique et de renseignement dogmatique; l'une sème et l'autre moissonne ; l'une est plus importante comme éducation scàentifique, l'autre, comme élément de culture générale, lïais il est bien inutile d'établir entre ces deux branches d'une même science une question de prééminence, puisqu'elles sont toutes les deux également indispensables au linguiste sérieux.
€lependant, ces deux parties d'une même étude diffèrent assez entre elles pour qu'on puisse exceller dans Tune et