I SALAIRE
iriiaiit aii-(k'ss(ins (\v ce i|iu' l'iiiirail l'ail k' liliif (iéicil ou en l'élevaiil au-dessus.
Le salariat ne disparallra jamais. (»n pcul laire iicaiicou]), par (les eoinliiiiaisous diverses, pour le rendre plus é(|uital)le et plus avantageux, en proportionnant mieux la rétribution à l'effort et au mérite, et nulle forme de paiement ou d'association ne doit être condamnée à l'avance et absolument ; l'essentiel est ([ne la liberté des contractants ne soit pas violée. Mais, le salaire ne pouvant être, en fin de compte, que la part réseï*vée sur le produit total de l'association du travail, du capital et de l'intelligence, la seule façon sûre d'accroître durablement le salaire du travail est d'accroître le rendement de ce travail; ce à quoi la dii*ection doit comprendre (ju'elle est intéressée et tenue en conscience de s'appliquer. Mais toute guerre au capital on à la direction, considérés comn)e des ennen)is, est absurde et coupable. Et toute prétention d'augmenter arbitrairement le salaire, par esprit de sacrifice et de cfuirité, est vaine, quelque généreuse et respectable qu'elle soit.
— Le salaire est parfois hien bas, disais-je un jour, dans un examen des cours municipaux de la ville de Paris, à une jeune ouvrière ; pourquoi le patron ne l'augmente-t-il pas ?
— Mais, Monsieur, me Vépondit-elle. cela ne dépend pas toujours de lui.
— Ah ! comment cela ?
— Il faut d'abord qu'il rentre dans ses frais. Si, par générosité, il se met en perte et va à la faillite, il fermera ses ateliers, et ses ouvriers se trouveront sur le pavé. Ce sera encore pire que d'être peu payés.
Ne rougissons jamais d'être salarié. Tâchons de gagner toujours le salaire que nous recevons et de ne jamais rien retenir de celui que nous devons.
LA VIl'l ÈCOXOMIQUh: M
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