‹ La vie économique, questions essentiellesChapitre 40 sur 45 · LA VIE ÉCONOMIQUE US · texte numérisé non relu

LA VIE ÉCONOMIQUE US

comme l'a dit Malthus, si étrangement méconnu, il (anl désirer d'abord que les hommes soient honnêtes et heureux, et ensuite qu'ils soient nombreux.

Pour avoir des hommes honnêtes et moraux, il faut les éclairer sur leurs véritables intérêts, sur leurs droits et sur leurs devoirs. Il faut leur faire comi)rendre que le travail et l'économie sont les seuls instruments certains de leur prospérité et que l'on ne gagne rien, ni comme individus ni comme peuples, à jalouser ou à contrarier le développement d'autrui. La prospérité des autres est la condition de la nôtre. Un bon client est un client qui })aie, et d'autant meilleur qu'il paie mieux. Il n'y a pas de procédés artificiels jjour développer, pour restreindre ou pour régler le mouvement de la population ; naturellement il se proportionne aux moyens d'existence et à l'idée que l'on se fait du minimum nécessaire de la vie normale. En somme, tout s.e réduit à respecter la liberté et à améliorer les hommes.

UN ECRIVAIN CELEBRE A DIT QUE, LORSQU IL SONGEAIT AUX GUERRES ENTRETENUES, EN AFRIQUE, POUR FAIRE DES PRISONNIERS DESTINÉS ENSUITE A CULTIVER LA CANNE EN AMÉRIQUE. . . , IL POUVAIT A PEINE REGARDER UN MORCEAU DE SUCRE SANS SE LE REPRÉ- SENTER TACHÉ DE SANG HUMAIN. s'iL AVAIT AUSSI PENSÉ AU SANG DES BLANCS RÉPANDU PAR LES DIFFÉRENTES NATIONS QUI SE DISPUTENT LA POSSESSION DE CES ILES, IL AURAIT VU LE MORCEAU DE SUCRE NON PAS TACHÉ, MAIS ENTIÈREMENT IMBIBÉDE SANG.

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