‹ La vie élégante à ParisChapitre 2 sur 85 · Ecco il mare ! magnifico , immenso · texte numérisé non relu

Ecco il mare ! magnifico , immenso

Irradiato dall' astro nascente « Mi favella il suo flutto possente , L' brizzonte infinito mi appar î

Je pourrais faire bien d'autres citations, et autrement importantes , d'Un talent gracieux et rêveur , philosophique et penseur, élégant et observateur; mais la belle marquise dont je tais le nom n*a consacré et ne veut consacrer ce talent qu'à ses t amis ; conservons-en donc le parfum.

1. Des mines de cinabre (mercure sulfuré) , dont les gangues et les produits ont reçu la médaille de seconde blàsse à i*Ezpositieh universelle.

Mais vous avez préféré alterner votre douce vie entre Vienne et Varsovie, entre Venise et Bruxelles, tc*.t en nou^ laissant vous attendre à Paris 1...

I^ous ayons attendu en famille, causant de vous avec votre brillant et sympathique frère, votre blessé de Grimée; mais le temps, qui n'attend personne, lui, est venu me presser de faire un autre livre. N'ai* les pas supposer qu'il remplacera, pour le fond ou la forme, celui dont vous connaissiez quelques chapitres; non, je ne nourris pas ici ma pensée. de la rosée que le soleil enlève aux crêtes de ma montagne, ni des parfums que la brise emporte de mes jardins. Je suis devenu pédagogue par circonstance, professeur par hasard, positif par occasion, et ennuyeux comme vous le verrez bien.

Ne cherchez donc point ici Yidéal , cette flamme insaisissable que s'efforce d'éteindre le réalisme d'aujourd'hui. N'espérez pas non plus y trouver quelquesuns de ces émouvants épisodes qui vous font assister à ce duel éternel entre le cœur et la raison. Fiume (famarissime e dolce onde! Non, encore une fois : ce livre est un jalon planté sur des chemins qu'on dit dangereux, pour en éclairer la route jusqu'à ce qu'une main plus habile trace des voies nouvelles, plus faciles, plus sûres, et ornées de tout ce que la raison, la science, l'imagination et le cœur demandent à tous les livres.

Je n'ai donc, en vous dédiant ce travail, qu'un simple but, celui de vous donner un nouveau témoignage de mon amitié.

Au moment de retourner dans mes domaines d'Italie pour y retrouver les sourires de ma terre et de mon ciel, je veux vous dire, ainsi qu'au cher prince et à vos spirituelles filles, ce que m'adressait ce charmant poëte qui a chanté nos belles collines piétrasantines :

Questi versi sono pochi fiori , Dimani saranno appassiti ; non sara mai cosi del mio affetto.

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