‹ La vie élégante à ParisChapitre 24 sur 85 · Livre I, ode xxvii · texte numérisé non relu

Livre I, ode xxvii

manda des jouissances à la table, surtout à Tépo* que où il manquait de cette délicatesse, de cette finesse d*organes, de ces émotions de l'âme, qui en font trouver d'autres^ d'une saveur plus douce. Xerxès offrit un million à celui qui lui découvrirait une nouvelle jouissance. On lui proposa et on lui présenta dans un repas les figues d'Athènes et les vins de Lesbos.

Alexandre se fait reconnaître comme fils d'Ammon; mais ce n'est point assez : il rêve un festin monstre, et il veut dans ce festin que son énorme coupe soit remplie au fur et à mesure qu'il la videra en portant chaque fois la santé d'un des con^ vives. A force de boire, pendant ce repas, à leur santé, il y perdit, non-seulement la sienne, mais encore la vie ; il tomba au dernier toast pour ne plus se relever !

Encore une fois, la bonne compagnie ne fait pas de ces ignobles saturnales, et, quoique la jeunesse de Romieu ait été v/n long dîner j ce viveur y mettait des bornes.

Le docteur Johnson, quoique écrivain humoriste, n*était pas toujours plaisant; mais il a dit c que la chose la plus importante pour tout être civilisé, était le dîner. »

Hélas ! le bien est doublé du mal. Si vous n'êtes sobre et maître de vous à table , n'assistez pas k

vskiûtomriâammam :: ilaotète si» {Imd^, .!& ttawin Mt, it Yous jmnnp ««air ite bqps tiwnrts d*jmiie Gwrteiâttaufihe.!

yteesi! Vt)3»z ilH^de flrknaç, de t\(itri, de Matba, de iymtaaiUea,.Âûrtantde dtntrxbaz Coulan: une pto* cession fim^re passe avec les .parétre$9]ai croix,, etc. Ils mettent Fépée à la main, et chaînent le-coATOi funèbre anx cris de : c iVoici rennemi ! »

four nois occuper de ce qu'on entmd de \^p& j/rnas par la gastrmomie, je vais commencer piu' dter Fun de ses aphorismes, qui devrait servir d'épigraphe à ce chapitre :

« Les animaux *se rrepaissent, l'homme mange, rfaomme d'esprit seul^t manger K »

fnsMz ipomr certain tjue l'art delà gastroiiomie satisfait à la fois trois sens :

La^Yue.

L'iodorat.

:IiS goût.

Un bon et sain repas exerce aussi une ii^u^ice notable sur l'imagination, sur l'humeur, peut-âtre mAme^ur le coeur. On a accusé te cardinal deRî*chdMQ d'étfe aaiiguiimire quand m d^stîon était mauvaise.

D£ L'ÊLfiGANCE DANS LE MCMfDE. 127

ilhi temps^ Molière, tes femmes «'étaîeat éprises de la maigreur, de la pâleur; c'était, ua a¥ant-?goût ée la.peé$k:pûilvnmre. On «e serrait kt taille à se fîjfie des siUoiiS:«ur le corps; cane, mangeait que pour ne. pas tomber d'inanition, et chaque maison avait sa PhUaminu qui «^'écriait :

'Que ce discours grossier terriblement assomme! Btqvelle indignité, pour ce qu'on appdie bomme , D*étre laissé sans cesse aux soins matériels , Ad lieu. de se hausser vers les spirituels*!

Bétas ! belles langoureuses amaigries du temps des femmes savantes, qu'auriez-vous dit si vous aviez su qu'après vous, Voltaire, l'auteur des ravissantes épttres à tant de femmes charmantes, allait souper chez la maréchale de Villars, où l'on servait chaud et où Ton buvait frais?

Allez, allez, femmes de toutes les époques, qui vous privez de nourriture ou qui vous bridez la taille, en dépit de toutes les statues antiques qui vous montrent ce que la nature exige pour la vie des plus belles femmes, mime pour Vénus, croyezmoi, suivez ce vieux proverbe de nos jières : f)ui ne vit ne vaut.

Je suppose, mesdames, qTie vous adniircz assez la poésie de Lamartine; eh biœ , il dîne comme un

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