‹ La vie élégante à ParisChapitre 28 sur 85 · Son petit-fils. — 2. Dei Pitti. — 3. Alla sua villa · texte numérisé non relu

Son petit-fils. — 2. Dei Pitti. — 3. Alla sua villa

iSO LA VIE ËLÉ6ANTE A PARIS.

Le 7 novembre de chaque année, rassemblée était toujours au grand complet. C'était le jour mémorable (il giorno memorabile). On se réunissait avec un double but, et le dîner avait deux couleurs trèsdistinctes : car le repas de cette date était destiné à rappeler le jour de naissance de Platon et le jour où il mourut après avoir dîné avec ses amis.

Si vous voulez, pour fermer ce chapitre, rapho^risme de M. de T***. Le voici :

c Les bons mouvements font les mauvaises digestions. »

Je voulais terminer par ce triste jeu de mots qui ne doit pas vous arrêter dans toutes les bonnes actions que votre cœur vous porterait à faire ; mais je crois devoir vous prévenir que si , en rentrant au salon et en ramenant à sa place la femme que vous aviez conduite à table, toujours en lui donnant votre bras droit, vous vous trouvez placé derrière son fauteuil ou celui de quelque femme d'esprit qui aurait amené la conversation sur une question qui touche à l'art en général, vous devez tâcher, sans affectation, mais avec adresse, de montrer que vous connaissez cette langue des belles intelligences, cette image pleine de vie, qui, comme l'amour, double les âmes impressionnables et poétiques, et nous introduit dans le monde idéal des beaux rêves. Tâchez aussi de prouver, avec une certaine sobriété

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d'expression , que vous n'êtes étranger à rien de ce qui se produit dans le domaine de l'art.

Toutxe que les beaux temps antiques ont enfanté doit être connu d'un esprit cultivé; tout ce que produit le génie moderne doit être su des hommes du monde. Il est bien entendu que vous ne devez avoir que des notions générales sur tout ; il faudrait même vous garder de vouloir parler ex professa de ce dont on s'occupe, ou de vouloir imposer votre opinion dans ce qui se traite. Le premier défaut jette dans la spécialité , et il n'y a rien de si ennuyeux qu'un homme spécial ; l'autre jette dans la tyrannie de la sottise.

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