‹ La vie élégante à ParisChapitre 40 sur 85 · Même dans Eugénie Grandet, lisez la préface · texte numérisé non relu

Même dans Eugénie Grandet, lisez la préface

3. Lisez, si vous en avez le courage , les Mémoire* du (tioftle.

DE L'ËL£GâNC£ dans LE MONDE. 185

ché aux uns de faire bon marché de la vertu des femmes, aux autres de s'égayer sur la probité des hommes. Tous les défauts de notre fragile humanité ont été mis en relief; quant à nos qualités, on a les étouffées ou bafouées.

Tous ces faits sont visibles et nous heurtent tous les jours; mais je crois que, si l'on remontait à Voltaire et aux écrivains qui ont brillé au xvn* et au xvm* siècles, on trouverait que les écrivains du xix*, qui ont pris ce thème, n'ont guère été plus loin que leurs prédécesseurs.

Je sais que les mœurs aux xvn* et xvm* siècles prêtaient à beaucoup d'incrédulités, et que, comme le dit un fin et spirituel observateur ^ « en 1715, en fait de paradis , on ne croyait plus guère qu'au paradis terrestre. »

Je sais que vers ces temps, depuis la duchesse jusqu'à la riche financière, chaque femme élégante, riche et coquette, se blottissait certains jours de la semaine dans un petit sanctuaire amoureux; je sais aussi que le simple et véritable amour ne leur suffisant plus, il fallait réveiller des imaginations flétries, des sens éteints , par des glaces à facettes, des cupidons entreprenants, des tapisseries singulières, des peintures erotiques deWatteau

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