‹ La vie élégante à ParisChapitre 62 sur 85 · Faubourg Saint-Honoré · texte numérisé non relu

Faubourg Saint-Honoré

290 LA VIE ËLÉ6ANTË A PARIS.

semblance avec l'hôtel de Soyeeourt*, où débuta Le Kain avant d'être le grand tragédien! Ce fut à son admission dans le théâtre de salon de cet hôtel historique qu'il dut le mot de la princesse d'Hénin à la reine : « Je ne connais que deux hommes qui sachent bien parler aux femmes : Le Kain et M. de Vaudréuil. »

Collé avait fait des comédies-parades, folies burlesques qu'on jouait sur quelques petits théâtres particuliers, il ne faut répudier ces joyeuses bagatelles ni au point de vue de l'art, ni à celui du plaisil*.

Mme de Genlis considérait le théâtre intime de la même manière que Mme de Mainténon l'avait en^ visage pour les deinoiselles de Saint-Qyr : comme un complément d éducation; vous voyez le pédagogue dans sa spécialité.

Les fringants mousquetaireSj les gardes du corps, les gardes d'Artois et les officiers des gardes françaises, étaient de charmants et spirituels acteurs de salon. On a raconté qu'un des gardes de la compagnie du prince d'Hénin, qui jouait avec la jeune comtesse de Marie, dans une jolie petite coûiédîe où ii l'épousait, l'épousa réellement et légitimement, à l'église, deux mois plus tard.

On a raconté aussi qu'au théâtre de l'hôtel de

Page 1