Manuel du veneur
2. Les fanfares sont appropriées à chaque animal : il y a celle du cerf, du daim, du chevreuil, du sanglier, du loup, du renard, etc., etc.
• 3. Georges Villiers, duc de Buckingham, donna une telle impulsion à son arrivée à Paris, que , malgré le roi maladif, malgré Tombrageux Richelieu , ce ne furent que fêles , chevauchées , chasses , bals , collations , goûters et soupers. Dès le troisième jour de son séjour, il avait paru au grand bal de la four, paré d'un manteau brodé de perles fines qui se détachaient et tombaient sur le parquet à^ chacun de ses mouvements. Quand on les lui rapportait, il refusait de les reprendre.
laquelle il était aussi fort habile. Le duc de Montbazon était absent. Ce fut le roi qui dirigea tout, car il savait faire le bois et juger un animal, quelque mauvais revoir qu'il fît.
Il y eut donc un vol-royal où les dames assistèrent, chevauchant le fouet en main, portant leurs cheveux frisés en rond et poudrés, avec plume couchée sur la toque brodée d'or.
Les cavaliers étaient, suivant l'usage du temps, en bowracan rouge, avec le couteau droit à la ceinture de cuir galonné; le chapeau en feutre noir, bas, avec une torsade façonnée et tressée de cheveux et de soie aux couleurs de leurs belles. Ce talisman, ou gage d'amour, courait autour de la coiffe et venait se lier avec les cordes de Yanguichure de la trompe que le gentilhomme portait en sautoir. Des gants en peau de cerf enveloppaient la main et le bras jusqu'au coude, et les bottes en cuir flexible et moelleux étaient courtes, pour ne pas embarrasser la marche; la genouillère haute était un peu lar-^ gette, afin depouvoir parer les branches avec sûreté.
Le roi portait un chapeau orné d'une gerbe de plumes aux trois couleurs, bleue, blanche et rouge, enroulées aux bords du chapeau*.
Louis XIV n'aimait pas la chasse, mais le faste
1. Le bleu était la couleur du roi; le blanc, celle de la nation française ; on y joignait le rouge , parce que les rois de France
apquel elle pouvait donner lieu. H ^ccru^ considérablement les charges, et en^plois de la vénerie; il fallait qiie tout fût en hari^onie dans une maison comme jamais prince n'eq posséda. Ce fut, dit l'auteur des Chasses princières *, au retour dp l'une, de ses chasses que le roi rencontra up grand équipage de deuil dans lequel ^tait le marquis de Montespan '.
Sous touis XV, les fanfares devinrent élégantes et compliquées; Ips meilleures sont dues à M. de Dampierre , gentilhoi^pie des chasses du roi.
Louis XYf au r^te, n'aipia|t pas la chasse pour elle-même, inai^ pour se distraire pu pour plaire à l'une de ses inattresses.
Sous Louis XVI, c'était le comte d'Artois qui montrait son entrarfnensQnt pour la criasse.
En 1778, D^val ^\ ya(|ifar^, ses valets de limier favorjs, lui ^^rm^i^nt fréquemment de vieux sangliers, suivant Iq piéthode de M. d'Yanyille, çonamîmdauf de la vénerie çlu roi.
LefQiÇhÉ^rlesXaimai^ encore ^ chasse jjpy^ç 1815, n^ais ce n'était plys çompie avant 1789.
tenant cour plénière étaient vêtus d'une grande soutane rouge , sur un grand manteau bleu eeiné de fleura de lis.