Taies of fashionahle life
■ 3. Sobriquet donné aux bourgeois de la Cité de Londres.
DE L'ÉLËGâNCE personnelle. 45
%mvus que je viens d'indiquer. Il y a des gens du sang le plus illustre qui oublient facilement les égards qu'on doit avoir pour tout le monde ; j'appelle cela des abus de position.
En voiture, M. *** se place au fond et laisse sa fille, qui ferait une fort agréable femme, sur le devant et à rebours ; c'est manquer à la politesse et au public bien élevé qui le voit passer aux Champs- Elysées.
N'oubliez pas, pour ce qui vous concerne, que, lorsque vous êtes en coupé ou en berline avec une femme, vous ne devez jamais avoir votre chapeau sur la tête. Le chapeau n'est permis qu'en calèche découverte.
S'il y a un homme âgé dans la voiture où vous êtes, vous devez toujours lui laisser la place du fond; de même, lorsqu'il vous parle debout dans un saJon, vous devez vous lever.
Lorsqu'une femme de haut rang est venue faire ane visite à votre femme ou à votre fille, vous devez l'accompagner jusqu'à sa voiture, et, pendant que son valet de pied ouvre la portière, vous devez présenter votre avant-bras à la grande dame, pour qu'elle s'y appuie. Si vous êtes déjà en rapports un peu intimes avec elle, vous pouvez lui donner la fflain, l'aider même en lui prenant le bras.
Si c'est à la sortie du spectacle, prenez aussi ces
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précantîoi» , mais surtout èritez ée toœbec le fltt* L& main d'une femme » eacore moins ihuie jowe personne, ne peut être gardée dans la tAtreptna d'un rapide moment.
Poormi les £adts qui peuvent concourir k sesvir dfexemples poor la manière da se teoir et ée se* eomporler en* homme ée bomie compagjBîe^ lepia&coiiciuattt c'est de moiDlrer le ridicule ées manières contraires.
lin des amis du comte de S^''*, homme du H%il- Ism* monde, et cité à Paria pour s(Xk bon goût^ m verve spirituelle, lut écrit du Havre cpch'ilaune famlûâe, c'est d'aller le voir à New-York afia ée juges par lui-même des élégantes beautés de Broarfliway^ ofr il espère rencontra les phis grandes dames améncames.
C'était peut-être une excentricité, nm rè»e fantaisiste; mais n'avons-noQS pas vu l'année dernt&e la princesse *** quitter Paris, ses plaisirs eC ses fêltes, poor aller savoir, en Afrique, oe que les Bééeiràw penseraient d^ sa visite?
L'ami, le fantaisiste donc, suit de près sa l^Éra à M. de S'**'', et arrive à New-York mk dnaaâBChe matin , par un temps magnifique.
B descend chez le comte, change de vétemenÉ, et, dans son ardeur de connaître, il ae rend k la promenade. Prenant Broadway par im bonlv il est
DE L'^&LËfiAJrei PERSOKKELLE. 47
porsnsdé qu'lea vegsrdaDt aux feoétres de droite et de gauche de cette rue tant célébrée par les descrip* IMAS améncwnes, il va ¥oir aux bakons le beau iwnâe» ce qu'il traduit i» petto par le beau sexe* Mais le malheureux Yoyageur m voit à tootes les fenêtres que des semelles de souliers et quelques aoof-pieds des eitoyems de Broadway, attendu que le très-grand genre, daiœ l'autre monde, est d'oceHper le& croisées, nm par la tête, mais par les (âeda.
Cea messieurs fumaient leur cigare , assis les jambes ea Tair ^ les pieds sur Fappni des fienétres.
Cest aiosi qu'à Paris nous voyons quelques faubomrieaâ se dépêchant de dépeaâer ce qu'ils Oiit ga{p[ié, et preoaat un calnriolet pour aller plus vite. Ces hommes en goguette s'ét^ident sur les coussins, abattent le tablier et placent leurs pieds en l'air, presque à la hauteur du siège du cocher.
On voit par ces deux faits rapprochés qu'il ne suffit pas d'être riche, très-riche même, pour devenir tout à coup un homme à vie élégante, à tenue convenable, à habitudes distinguées.
On peut malgré tout, et dans certains cas, ressembler à des gamins mal élevés.
En résumé, le costume doit être toujours simple mais distingué.
La toilette convenable , en suivant la mode, jamais en l'exagérant.
Le maintien et la tenue découlent assez naturellement de la manière dont on est vêtu; il faut donc s'appliquer à ne rien outrer.
Si vous êtes avec des amis intimes , il y a une certaine tolérance, une espèce d'abandon qui vous permet une mise propre et simple.
Si vous êtes avec des étrangers, lors même que ce ne serait ni un grand dîner ni une grande soirée, vous devez être plus soigneux de votre toilette et de votre maintien, qui n'exclut ni le respect pour les femmes et pour les vieillards, ni la bonté pour vos amis, ni l'urbanité pour tout le monde!
Dans les dîners d'apparat et les granides réunions, vous vous observerez encore davantage dans tout.