‹ La vie en Afrique, ou, Trois ans dans l'Afrique centraleChapitre 116 sur 232 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Un courrier. — Maladie du capitaine Camhier. — Péril en la demeure. — M. Ramaeckers prend l'avance. — Roger lui-mAme a la fièvre. — Village de Mounié Pamhala. — Une émule delà Vénus liottentote. — Une pente ardue. — Simha, l'allié de Mirambo. — Ivre&se de victoire. — Campement sous la pluie. — La visite royale. — Renard plutôt que lion. — Ivrogne et cupide. — Diplomatie. — Nouvelles de M. Ramaeckei*s. — Le brandy. — Ilongo. — Tapage nocturne. — Complément des travaux de défense. — Bons procédés. — Grève de Pagazis. — Départ. — Site accidenté. — Une désertion générale est î\ craindre. — Chaouris.

— Dispei*sés par la force. — Trop d'eau. — Dans les montagnes. — Le district de Kalounsrou. — Désastres de la iruerre. — La rébellion se calme. — Ohanda.

— La boga de KatavL — L'U boucan africain. — Ougoué. — Fortilicalions. — Renouveau. — Plaine de Katakoi, — I/Eden des chasseui's. — Troupeaux de buffles. — Le héron pique-bœuf. — L'otage. — Echappée sur le Tanganika. — Kafiêsya, — Depuis Staidey. — Le Sultan Tchiata. — Les chasseurs d'éléphant^.

— L'ancien Ou-Kaouendi. — Mousamouéra^ l'Esprit du Lac. — Epuisés de fatigue.

Nous venions à peino de planter nos tentes, lorsque quatre coups (le fusil,tirés au lointain, nous annoncèrent rarrivée d'un courrier. Nous nous précipitons à sa rencontre et nous nous trouvons bientôt en présence de quatre Askaris, porteurs de nouvelles du capitaine Gambier. Après un séjour de trois années parmi les Oua-Chenzis, population rebelle à toute culture, ces hommes ne sont plus les mêmes qu'ils étaient en quittant la côte orientale. Allures et vêtements, tout, en eux, diffère des soldats de notre escorte, encore sous l'influence de l'espèce de civilisation qui règne à Tabora.

La lettre du capitaine Gambier est tristement urgente. A bout de forces, sinon de courage, épuisé par les privations et les angoisses de la dernière guerre, ébranlé surtout par les désertions, qui continuent à se produire autour de lui, l'énergique lutteur craint de ne pouvoir aller jusqu'au bout de sa tâche. Or, il importe de conssrver à l'Œuvre la Station établie au prix, de tant d'efforts et de sacrifices. « Il n'en faut point douter, nous mande-t-il, si je succombe, las indigènes la mettront certainement au pillage. Il faut qu'un des vôtres prenne les devants et arrive encore assez à temps, en cas de malheur, poui" sauver le Fort Léopold ».

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