‹ La vie en Afrique, ou, Trois ans dans l'Afrique centraleChapitre 173 sur 232 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

demande de secours, à laquelle il aurait pu difficilement se soustraire, M. Ramaeckers a, dès le lendemain, envoyé au malheureux Sultan, 36 yards d'étoffe, trois légers fusils et cinq livres de poudre. Ce don généreux et spontané a causé dans le pays une impression immense. Siranda nous a remercié avec effusion et de toutes parts nous sont arrivés des témoignages d'amitié et do bon voisinage. Les chefs des environs voient décidément qu'ils ont tout à gagner en se mettant bien avec nous.

Le désastre, pourtant, sera vite réparé. Un Boma africain se relève aisément de ses cendres. Avec un peu d'aide encore et Siranda pourra attendre la moisson prochaine. Une partie de ses provisions de réserve a heureusement pu être sauvée.

24 juillet. — Il y aura un mois,aujourd'hui,que Roger est parti pour Tabora. Une lettre de lui, remise par des gens de Kaflssya, nous informe que décidément il retourne à la Côte.

L'éducation des Askaris maçons étant faite, je procède immé- ' diatement à mes préparatifs. Pour composer mon escorte, nous engageons 10 hommes de Tchiata, revenus nonécloppés delà guerre contre les buffles. J'emporterai peu de colis. Six caisses, tout au plus, et fort peu de provisions de bouche. On en trouve en suffisance sur la route, pour de petites caravanes. Comme matériel de campagne, je me contente d'un lit, de ma tente, de trois fusils et d'une caisse de munitions, indépendamment de l'armement des soldats. Forhan, l'homme de confiance du Djémadar, m'est adjoint.

27 juillet. — Ce soir nouvelle lune. Nous partirons demain, le jour même de l'ouverture du Ramazan.

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