‹ La vie en Afrique, ou, Trois ans dans l'Afrique centraleChapitre 174 sur 232 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Ma caravane. — Et encore, et toujoure les Pagazis 1 — Festin interrompu- — f Nani-Oué f i — i liafiki / 1 — Chasseurs indigènes à Faflût sur les arbres. — Une population suspecte. — Galop de buffles. — Brasier contre brasier. — La Boga de Katavi pendant la saison sèche. — Ohanda. — Panique. — Seuls dans le Pori. — Visite d'hyènes. — Nos bagages restent en arrière. — Marche de nuit. — Nous tournons Kaloungou. — Les sangliers. — Perdus î — Le Tongo indicateur. — Chez Simba. — Mangé par les Pappazis. — Le courrier d'Europe. — Lettres du docteur Van den Heuvel. — J'ai des porteurs sérieux. — Nouveaux travaux de défense. — Oh ! ces tambours ! — Singulière farine ! — Les caprices de Simba. — Maudit ivrogne I — En plein air. — Une grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf. — VOugalla. — Méprise. — Kakoma. — Les membres de l'Expédition Allemande. — Repos. — M. Reichard. — Priés d'assumer le pouvoir. — Igonda. — Sacrifices humains. — A Tabora.

28 juillet 1881. — Le départ s'effectue à 8 heures du matin. Je suis accompagné, seulement, de Forhan, de l'interprète Boniface, qui retourne près des Pères, à Bagamoyo, et de cinq hommes d'escorte. Férouzi reste à Karéma, son frère de sang craignant qu'il ne se déprave loin de sa vigilante tutelle. Quant aux porteurs engagés à Kafissya, ils sont venus, dès l'aube, pour prendre mes bagages. Ce n'est qu'après des difficultés sans nombre et des pourparlers interminables, que M. Ramaeckers a réussi à se procurer ces Gombozis. Outre les présents offerts au Sultan, il a fallu traiter, au prix de 3 dotis de Satini et de 2 dotis de Kaniki, par homme. La nourriture reste fixée à un demi doti. C'est énorme, si l'on songe qu'ils n'iront point au delà du village de Simba, où il me faudi^a les remplacer, Dieu sait à quelles conditions !

A vrai dire, la route laisse à désirer sous le rapport delà sécurité. On se rappelle la conjui'ation des Oua-Ghenzis contre tout blanc, Ai^abe ou Homme Libre. La colère soulevée par l'intervention d'Amir dans les dernières expéditions de Simba, est encore dans toute son effervescence et les hommes de Kafissya ne se soucient point de l'affronter. Nous allons avoir à traverser des tribus plus qu'hostiles, et toutes sous les armes. Mais à la guerre comme à la guerre ! Oii des courriers ont passé, nous passerons I

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