CHAPITRE II
A Zanzibar, où la colonie blanche, déjà éprouvée par l'influence meurtrière du soleil africain, a vu partir tant de caravanes décimées sur la route, ou disparues à jamais, l'esprit de solidarité se traduit par des manifestations plus fraternelles.
Montés dans le Daou qui doit nous transporter à Bagamoyo, nous recevons avec attendrissement une dernière visite de M. Greffulhe et de quelques résidents dont nous avons conquis les sympathies.
Le Champagne pétille dans les coupes et, sur Tarrière de la lourde embarcation, nous trinquons aux absents.
Une heure ! L'instant est venu de songer au départ. De la terrasse du Consulat belge, M. Deville agite par trois fois notre drapeau national auquel répond le Pavillon Bleu, étoile d'or, de l'Association Africaine.
Nos hôtes sautent dans leurs chaloupes, l'ancre est levée.
Adieu ! Et dans trois ans si le sort nous est favorable I