‹ La vie en Afrique, ou, Trois ans dans l'Afrique centraleChapitre 75 sur 232 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Mouïtikira, — Toujours la fièvre! — Les habitants de l'Ou-Oogo. — Avidité.

— Tchamounio, — Pour la marche. — Fia de l'an 1208 de TÈi^e musiiN mane et du Ramazan. — Hygiène et morale. — Festin sur toute la ligne. — Marche nocturne. — Les brigands du désert. — Deux porteurs blessés. -^ Tactique des Rougas-Rougas . — Pembia, — Un district riche en létail. — Incurie agricole. — Richesses perdues. — Viande, beurre et cucurbitacëe.

— Epouses et esclaves. — A la pointe de l'épée ! — Des ablutions d'un nouveau genre. — Droits de succession. — Mœurs, coutumes, vêtements et tatouages. — Intérieur des Tembés. — La crainte des revenants. — Cris de guerre. — Sépulture dans les arbres. — Kanyényé. — Un mendiant royal. — Photographie. — Le Cambi de Mtoéro. — Amour fraternel. — L'expédition des éléphants. — Encore la Tirikéza I — Onséki. — Justice tarifée. — Trois jours de fièvre. — Konko, — Une agréable surprise. — M. Burdo. — Mirambo est rentré chez lui ! — Nouvelle levée de boucliers.

— Quel guêpier ! — UOmma. — Les ânes. — Départ de M. Burdo. — XiO rôdeur. — Un message de Mounié-Mtoina. — Retour. — Chaouri. — Impossible de forcer les lignes. — Le dénouement approche. — Les bras croisés, mais Tarme au pied ! — La gaieté ne perd pas ses droits.

Deux lieues,seulement, jusqu'à Mouïtikira, où nous aurons à payer notre deuxième Hongo. Nous y campons le lendemain pour n'en repartir qu'au bout de trois jours, consacrés aux discussions interminables qui désormais se renouvelleront à chaque pas. M. Ramaeckers a la fièvre, mais M. do Leu va bien. Quant à moi, je suis presque totalement remis.

Le chef du Oumdji (village) s'appelle Mounié Saga, souverain riche en bestiaux, et qui nous vend, à des prix assez raisonnables, quantité de lait, de beurre et de miel.

Pendant les négociations du Hongo, nous continuons à étudier les indigènes, d'une race plus forte, plus belle et plus active que ceux de la côte, mais d'autant plus rusés et moins scrupuleux. On l'js voit rôder constamment dans le campement, observant ce qui s'y passe et ayant bien la mine do gens en quête de quelque aubaine illicite. Ils feraient irruption jusque dans nos tentes, si nous ne les en éloignions sans cérémonie. Malgré une active surveillance, ils ont trouvé moyen de nous dérober une marmite de cuivre et mon âne a disparu. Il est vrai que ce dernier m'a été ramené, le soir même, par le M'Gogo qui

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