LA NUDITE DE LISETTE
J'ai pour maîtresse une grisette A qui vous donneriez quinze ans, Ses yeux sont noirs et séduisants, Son nom de baptême est : Lisette.
Son torse, quoique plébéien, Sous le corsage qui le gante, Donne à sa toilette élégante l'n vrai cachet parisien.
Lise.
Bien mise.
Idéalise L'air gracieux, la fraîcheur des appas Mais elle est fort bien en chemise Et mieux quand elle n'en a pas.
Mais, si j'aime à la voir bien mise, Chez nous, qu'ils soient bleus ou lilas, Je déteste ses falbalas Et mets ma Lisette en chemise.
Admirant ses seins veloutés, Sur mon cœur alors je la presse Et bois, dans une douce ivresse, la source des voluptés.
Lise.
Bien mise,
Idéalise L'air gracieux, la fraîcheur des appas; Mais elle est fort bien en chemise Et mieux quand elle n'en a pas.
Quand elle illumine ma chambre Par sa complète nudité, Il s'exhale de sa beauté Comme un pénétrant parfum d'ambre.
Son chignon, d'un blond sans pareil, Aux dents du peigne se dérobe, Semblant lui tisser une robe Avec les ravons du soleil.
Lise,
Bien mise,
Idéalise L'air gracieux, la fraîcheur des appas; Mais elle est fort bien en chemise Et mieux quand elle n'en a pas.