‹ La vie en chansonsChapitre 19 sur 97 · LA VOISINE AUX BAISERS · texte numérisé non relu

LA VOISINE AUX BAISERS

Alors aux éclats elle rit.

Et me dit que je la chatouille.

.le perds de plus en plus Tesprit :

Entre ses deux seins mon œil fouille.

Je la soulève sans effort.

Sur le bord du lit je la couche

Et je la baise sur la bouche,

Dans un délicieux transport.

Quand ma lèvre effleure sa peau, Je sens monter à mon cerveau Une ineffable griserie; Puis, devenant malicieux, .Mes yeux semblent dire à ses yeux Une grivoiserie.

De cette histoire, mes amis, Vous croyez deviner la suite.

Déjà vous vous êtes permis De juger bien mal ma conduite.

Détrompez-vous. J*en reste là.

On peut, entre mille autres choses.

Aimer à respirer les roses Sans les effeuiller pour cela.

Quand ma lèvre effleure sa peau.

Je sens monter à mon cerveau Une ineffable griserie:

Cependant, à chaque baiser, Je me contente de penser Une grivoiserie.

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